« Ils ne peuvent plus cheminer ensemble » : Cheikh Thioro Mbacké acte la rupture politique entre Sonko et Diomaye Faye

Dans un entretien accordé au média Seneweb, le député Cheikh Thioro Mbacké dresse un constat sans appel sur l’alliance au sommet du pouvoir. Tout en affirmant la fin de leur compagnonnage politique, il appelle à un dialogue institutionnel préservé dans l’intérêt supérieur du Sénégal.

Dakar, le 30 octobre 2026 — L’alliance historique qui a porté le projet politique du Pastef aux plus hautes responsabilités de l’État connaît-elle son terme définitif ? C’est en tout cas la conviction ferme exprimée par le député Cheikh Thioro Mbacké.

Invité à se prononcer sur l’état des relations entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, le parlementaire s’est montré d’une clarté tranchante.

« Ils ne peuvent plus cheminer ensemble en politique. C’est fini », a martelé Cheikh Thioro Mbacké lors d’un entretien accordé à Seneweb.

Par ces mots, le député officialise le constat d’une divergence politique profonde entre les deux figures centrales du pouvoir sénégalais. Longtemps perçus comme un duo indissociable au sein du parti et de la coalition présidentielle, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye semblent avoir atteint un point de non-retour sur le plan strictement partisan.

Si le partenariat politique est désormais considéré comme achevé par M. Mbacké, le député établit une frontière nette entre les ambitions de parti et les exigences de la gouvernance républicaine.

En tant que président de la République pour l’un et président de l’Assemblée nationale pour l’autre, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko portent la responsabilité de la stabilité institutionnelle du pays. À ce titre, Cheikh Thioro Mbacké insiste sur la nécessité absolue pour les deux hommes d’État de maintenir un dialogue constant et serein dans l’intérêt supérieur de la nation.

Le parlementaire a par ailleurs précisé que le leader de Pastef s’inscrit toujours pleinement dans cette démarche d’apaisement et de concertation institutionnelle, plaçant le bon fonctionnement des institutions républicaines au-dessus des querelles politiques.

Par MATAR BAYA DIOP

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