Plus d’un an après l’ouverture annoncée d’une enquête sur les finances publiques, le silence entourant l’évolution de la procédure commence à susciter des interrogations.
Le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP) vient de remettre le dossier sur la table en saisissant le parquet financier pour demander des informations sur les suites réservées aux investigations confiées à la Division des investigations criminelles (DIC).
La démarche de l’organisation intervient alors que les révélations issues de l’audit de la situation des finances publiques continuent de nourrir le débat sur la gestion de l’argent de l’État et sur la responsabilité des différents acteurs de la chaîne financière.
Une procédure engagée en avril 2025
Le point de départ remonte au 14 avril 2025.
À cette date, le procureur de la République financier avait saisi la DIC afin que des investigations soient menées sur plusieurs faits évoqués dans un référé transmis par le procureur général près la Cour des comptes.
Ce référé faisait lui-même suite à l’audit consacré à la situation des finances publiques sur la période allant de 2019 au 31 mars 2024.
L’ouverture de cette enquête avait alors constitué une nouvelle étape dans le traitement judiciaire des éléments relevés par les organes de contrôle.
Mais depuis cette saisine, les informations publiques permettant de suivre précisément l’évolution de la procédure sont demeurées limitées.
C’est cette absence de visibilité que le FRAPP entend aujourd’hui interroger.
Que devient l’enquête de la DIC ?
Dans sa correspondance adressée au parquet financier, l’organisation souhaite notamment savoir si les investigations sont terminées, quelles conclusions ont été tirées et si des suites judiciaires ont été décidées.
Des questions simples en apparence, mais qui prennent une dimension particulière lorsqu’elles concernent la gestion des ressources publiques.
Une enquête judiciaire peut évidemment nécessiter du temps.
Les enquêteurs peuvent procéder à des auditions, recueillir des documents, effectuer des vérifications comptables ou financières et confronter plusieurs sources avant de transmettre leurs conclusions à l’autorité judiciaire.
Le silence public ne permet donc pas, à lui seul, de conclure à l’absence d’avancée de la procédure.
Mais pour le FRAPP, l’enjeu est ailleurs : le citoyen doit pouvoir savoir où en est une procédure portant sur des faits susceptibles d’avoir affecté les finances de l’État.
Plus d’un an après la saisine de la DIC, c’est précisément cette réponse que le FRAPP demande désormais au parquet financier.