Boy Djiné condamné à deux mois ferme : il entame une grève de la faim

Baye Modou Fall, plus connu sous le surnom de Boy Djiné, a été condamné à deux mois d’emprisonnement ferme par le tribunal d’instance de Dakar dans l’affaire des téléphones découverts dans sa cellule au Camp pénal. Mais cette décision ne met pas fin à ses démêlés judiciaires : toujours en attente de l’évolution de deux autres procédures criminelles, le célèbre détenu a entamé une grève de la faim pour réclamer que sa situation soit clarifiée.

Nouveau rebondissement dans les affaires judiciaires de Baye Modou Fall, alias Boy Djiné. Le 31 juillet 2026, le tribunal d’instance de Dakar l’a condamné à deux mois de prison ferme dans le dossier relatif à la découverte de téléphones portables dans sa cellule au Camp pénal de Dakar.

Selon les informations rapportées par la presse sénégalaise, notamment Les Échos et Dakaractu, cette condamnation concerne des faits liés à l’introduction d’appareils en milieu carcéral et à la complicité. Le dossier avait été renvoyé devant cette juridiction après que le tribunal des flagrants délits s’était déclaré incompétent.

Si cette décision constitue une nouvelle étape dans le parcours judiciaire du détenu, elle ne règle toutefois pas les autres procédures engagées contre lui.

Deux téléphones découverts au Camp pénal

À l’origine de cette affaire, une fouille menée dans la cellule de Boy Djiné, située à la chambre 1 du Camp pénal de Dakar. L’opération avait permis aux agents de découvrir deux téléphones portables, une carte mémoire ainsi qu’un porte-carte mémoire.

Confronté à ces découvertes, le détenu a reconnu être propriétaire des deux appareils, tout en apportant des explications sur leur provenance.

Selon ses déclarations rapportées par la presse, l’un des téléphones aurait été acheté à l’extérieur de la prison avant d’y être introduit frauduleusement. Le second lui aurait été laissé par un ancien détenu, qui le lui aurait remis parce qu’il ne fonctionnait plus.

Concernant la carte mémoire, Boy Djiné aurait également affirmé que l’administration pénitentiaire était informée de sa présence.

Des accusations visant des agents pénitentiaires

Au cours de la procédure, Boy Djiné a aussi formulé des accusations concernant les conditions d’introduction des téléphones dans l’établissement pénitentiaire.

Il a affirmé que certains gardes facilitaient l’entrée d’appareils contre le paiement de 40 000 francs CFA. Invité à fournir les noms des agents qu’il mettait en cause, le détenu aurait toutefois refusé de les identifier.

Ces déclarations, qui lui sont attribuées, ne constituent pas en elles-mêmes une preuve de l’implication d’agents pénitentiaires. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir que ces accusations ont été confirmées par une enquête indépendante.

Boy Djiné entame une grève de la faim

Alors que sa condamnation à deux mois ferme est désormais prononcée dans le dossier des téléphones, Boy Djiné reste confronté à deux autres procédures judiciaires.

D’après Les Échos, le détenu a entamé une grève de la faim le jeudi précédant la publication de l’information. Par cette démarche, il entend réclamer que sa situation soit clarifiée et obtenir des avancées concernant les dossiers toujours pendants devant les chambres criminelles de Dakar et de Diourbel.

Ces affaires, pour lesquelles il est sous mandat de dépôt depuis 2023, comprennent notamment des accusations de tentative de meurtre et de vol.

La condamnation prononcée dans le dossier des téléphones ne préjuge pas de l’issue de ces procédures distinctes, qui restent en attente de décisions judiciaires.

Un dossier judiciaire toujours loin d’être clos

Pour Boy Djiné, la peine de deux mois ferme ne marque donc pas la fin des procédures qui le concernent. Entre cette condamnation, les dossiers criminels toujours pendants et la grève de la faim annoncée, sa situation reste au centre de l’actualité judiciaire.

La suite dépendra désormais de l’évolution des procédures devant les juridictions compétentes et des éventuelles démarches entreprises pour répondre à ses demandes.

Une chose est certaine : si le dossier des téléphones a franchi une étape judiciaire, les deux autres affaires continuent de peser sur la situation de Boy Djiné, qui réclame désormais que son sort soit fixé.

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