Électrification rurale, 37 milliards de francs CFA, garanties financières et procédure judiciaire : le dossier ASER-AEE Power continue de concentrer les interrogations.
Le collectif Sunu 37 milliards interpelle désormais directement le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, et lui soumet deux voies de sortie : mobiliser les garanties du marché ou, si le droit le permet, mettre fin au contrat.
Le dossier ASER-AEE Power refuse décidément de disparaître du paysage. Alors que des milliers de Sénégalais attendent toujours l’électrification promise dans plusieurs zones rurales, l’affaire des 37 milliards de francs CFA continue de susciter interrogations, batailles judiciaires et demandes d’explications.
Cette fois, c’est le collectif Sunu 37 milliards qui interpelle le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf.
Son message est clair : après les controverses, les procédures et les multiples prises de parole, il faut désormais une décision permettant de sortir de l’impasse.
Le collectif avance deux options : mobiliser la garantie financière du marché pour permettre la poursuite du programme ou envisager la résiliation du contrat, si les conditions juridiques et contractuelles sont réunies.
37 milliards au cœur du bras de fer
Au centre du dossier se trouve une avance d’environ 37 milliards de francs CFA versée à AEE Power EPC dans le cadre du marché d’électrification rurale.
Le projet devait permettre de raccorder un grand nombre de localités rurales au réseau électrique. Mais son exécution a donné lieu à un contentieux particulièrement complexe, mêlant questions contractuelles, financement, garanties, décisions de l’autorité de régulation et procédures judiciaires.
Les interrogations sur l’utilisation de l’avance ont également alimenté la controverse.
Deuxième scénario : tourner la page du contrat
Le collectif envisage également une seconde voie : la résiliation du contrat avec AEE Power EPC, si les clauses contractuelles et le droit applicable l’autorisent.
Dans cette hypothèse, Sunu 37 milliards réclame que toute nouvelle attribution soit conduite dans un cadre transparent et conforme aux règles de la commande publique.
L’enjeu serait alors double : sécuriser les intérêts financiers de l’État et éviter que les populations rurales ne soient les premières victimes d’un interminable contentieux.
Car derrière les procédures et les montants se trouve une réalité beaucoup plus concrète : des villages attendent toujours l’électricité.
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