La vie chère s’impose désormais comme l’un des nouveaux fronts de la bataille politique au Sénégal. Dans un communiqué rendu public le 7 septembre 2026, le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (APR) dresse un constat particulièrement sévère de la situation économique du pays et interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye .
Pour l’ancien parti au pouvoir, la promesse d’un mieux-être économique tarde à se traduire dans le quotidien des Sénégalais.
Bien au contraire, l’APR dénonce une « inflation généralisée et continue », qu’elle présente comme l’un des signes les plus préoccupants de la dégradation du niveau de vie des ménages.
Derrière les chiffres et les statistiques, le parti décrit une réalité beaucoup plus brutale : des familles qui réduisent leurs dépenses, des consommateurs contraints de revoir leurs habitudes et un pouvoir d’achat qui, selon lui, continue de s’éroder.
L’APR parle d’une précarité grandissante
Dans son réquisitoire, l’APR estime que la question du pouvoir d’achat est devenue suffisamment préoccupante pour interpeller directement les responsables de l’exécutif.
Le parti demande à Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko d’assumer leurs responsabilités, estimant que le gouvernement ne peut rester indifférent à la pression exercée par la hausse du coût de la vie sur les ménages.
Pour l’ancienne formation au pouvoir, la question n’est plus seulement de savoir si certains prix ont connu des baisses ponctuelles.
Il faut surtout déterminer si les Sénégalais disposent réellement de davantage de ressources pour vivre.
Et c’est précisément sur ce point que l’APR veut porter le débat.
Dans son argumentaire, l’APR identifie trois principaux mécanismes susceptibles d’entraîner une baisse des prix :
- une amélioration de l’offre et une diminution des coûts de production ;
- une augmentation des subventions publiques ;
- une contraction de la demande.
C’est précisément ce troisième scénario qui, selon l’APR, serait actuellement à l’œuvre au Sénégal.
Autrement dit, pour le parti, si certains prix peuvent donner l’impression de se stabiliser ou de baisser, cela ne signifierait pas nécessairement que l’économie va mieux.
Diomaye désormais sous pression
En ciblant personnellement le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre , l’APR cherche à placer l’exécutif devant une obligation de résultat.
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