Le Sénégal est-il en péril ? Pour Assane Diop, responsable au sein du Cercle des Cadres de la République des Valeurs (CECAR), le doute n’est plus permis. Dans un réquisitoire cinglant, il accuse le régime actuel de mener une « déconstruction méthodique » de l’État sénégalais, articulée autour de trois actes de destruction massive.
Premier constat alarmant : la fracture de la concorde nationale. Selon Assane Diop, le Pastef a érigé l’invective et le mensonge en dogmes de gouvernance. En cultivant une stratégie de polarisation extrême, le pouvoir aurait transformé chaque Sénégalais en ennemi potentiel de son prochain, brisant ainsi le socle sacré de l’unité nationale.
Passant de la société à l’économie, le cadre de la République des Valeurs dénonce une gestion qualifiée d’« impréparation coupable ». Loin des promesses de prospérité, il pointe du doigt une gestion aux antipodes de la rigueur comptable, responsable selon lui de l’asphyxie des moteurs économiques du pays. Un bilan qui, dit-il, hypothèque directement l’avenir des générations futures.
C’est le point de rupture. Pour Assane Diop, le pouvoir, après avoir « ravagé les récoltes », s’en prend désormais aux « poutres maîtresses de l’édifice » : la Loi fondamentale. Il qualifie cette réforme constitutionnelle de « voracité prédatrice » visant à éliminer tout contre-pouvoir. Une tentative de mainmise totale qui, selon lui, ne supporte plus aucune règle.
Face à ce qu’il qualifie de « supercherie » et de « bilan destructeur », le responsable du CECAR appelle les Sénégalais à sortir de l’aveuglement populiste. « La République n’est pas un butin que l’on se partage, c’est un héritage que l’on protège », martèle-t-il.
Dans cet appel à la fermeté républicaine, Assane Diop pose un diagnostic sans appel : l’aventure Pastef, loin de servir le Sénégal, le ronge de l’intérieur. Pour lui, l’heure est venue de mettre fin à cette « imposture » pour replacer la nation sur la voie de la rigueur et de l’honneur. Car, conclut-il, le Sénégal mérite une direction qui bâtit, non une expérience hasardeuse qui démolit.
Ce cri d’alarme d’Assane Diop, au cœur d’un climat politique déjà incandescent, marquera-t-il le début d’un front uni de l’opposition pour contrer ce que les détracteurs du régime appellent une « dérive autoritaire » ?