Un dimanche matin qui devait être comme les autres s’est terminé derrière les barreaux pour F. Diop. Peintre de profession, le prévenu comparaissait devant le tribunal des flagrants délits de Thiès pour répondre de faits de vol de ferraille commis au préjudice d’une usine de la place.
Au moment de son interpellation, F. Diop n’était pas seul.
Il aurait été accompagné d’un complice et se trouvait à bord d’un tricycle chargé de ferraille lorsqu’il a été stoppé par le vigile de l’entreprise.
Pris en flagrant délit
Les faits remontent à un dimanche, aux environs de 9 heures.
Selon les éléments exposés à la barre, F. Diop avait pénétré dans l’enceinte de l’usine avec son tricycle afin d’y charger de la ferraille.
Face aux juges, le prévenu a d’abord tenté de se défendre en affirmant qu’il n’avait aucune intention frauduleuse. Il a notamment expliqué qu’il travaillait au sein de l’entreprise, laissant entendre que sa présence dans les lieux n’avait, à ses yeux, rien d’anormal.
Mais son explication s’est heurtée à un élément difficile à contourner : il était sur le point de quitter l’usine avec le matériel lorsque le vigile l’a intercepté.
Une première version, puis un aveu
Interrogé par le gardien, F. Diop aurait dans un premier temps livré une version différente.
Il aurait affirmé qu’un certain Ousmane Ndiaye lui avait demandé de récupérer la ferraille.
Une explication qui n’a cependant pas résisté longtemps.
Confronté aux circonstances de son interpellation, le prévenu a finalement changé de version et reconnu qu’il comptait bel et bien s’emparer de la ferraille pour la revendre.
Une volte-face qui n’a pas manqué de retenir l’attention du tribunal.
« C’était pour acheter mes médicaments »
Pour expliquer son geste, F. Diop a invoqué une situation personnelle difficile.
À la barre, le peintre a expliqué qu’il cherchait de l’argent pour pouvoir acheter ses ordonnances médicales.
Un argument qui témoigne de ses difficultés financières, mais qui n’a pas suffi à écarter la responsabilité pénale retenue contre lui.
Car pour le ministère public, les circonstances de l’affaire ne laissent guère de place au doute : l’infraction était constituée.
Le parquet requiert la fermeté
Estimant les faits suffisamment établis, le procureur de la République a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme contre le prévenu.
Le ministère public a ainsi mis l’accent sur la gravité des faits et sur la reconnaissance par le prévenu de son intention de revendre la ferraille.
Une demande de fermeté qui traduisait la volonté du parquet de sanctionner un comportement considéré comme une atteinte au patrimoine d’autrui.