Sonko persiste : « Si c’était à refaire, on n’hésiterait pas »

OUSMANE SONKO

Ousmane Sonko rejette l’idée selon laquelle la décision prise à l’arrivée au pouvoir de suspendre certains travaux aurait provoqué le ralentissement du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP).« Ce qui a bloqué le secteur du BTP ne découle pas de la décision que j’avais prise à notre arrivée au pouvoir en demandant l’arrêt de certains travaux », a déclaré le président de l’Assemblée nationale.Selon Ousmane Sonko, cette mesure n’a duré que quelques mois. Il affirme que, par la suite, les quitus ont été délivrés aux personnes et aux promoteurs en règle, conformément à une circulaire.

« Il fallait faire le ménage dans le foncier »

Pour le leader de Pastef, la décision était avant tout motivée par la nécessité d’assainir la gestion du foncier. Il affirme que plusieurs responsables des anciens régimes détenaient un nombre important de terrains, parfois sur de très grandes superficies.

« Cette décision a été prise parce qu’il y avait des membres des anciens régimes qui avaient une vingtaine de terrains et de grandes surfaces », explique-t-il.

Ousmane Sonko estime que ces terrains auraient pu profiter à d’autres Sénégalais. Il évoque également des cas de doublons dans les attributions foncières, qui devaient, selon lui, être identifiés, bloqués, récupérés puis réattribués.

« Cela ne peut pas bloquer le BTP »

Face à ceux qui établissent un lien entre la suspension des travaux et les difficultés actuelles du secteur, Ousmane Sonko se veut catégorique.

« Cela ne peut pas bloquer le BTP. Il y a peut-être un autre niveau, avec un ensemble de facteurs », analyse-t-il.

Le président de l’Assemblée nationale assure par ailleurs que le processus de régularisation et de clarification du foncier se poursuit.

« Aujourd’hui, on sent que le travail continue. On ne regrette rien et, si c’était à refaire, on n’hésiterait pas », affirme-t-il.

Le foncier, « une bombe à retardement »

Ousmane Sonko considère la question foncière comme l’un des principaux risques pour la stabilité sociale du Sénégal.

« Le foncier est une bombe à retardement et il faut des décisions fermes », prévient-il.

Pour lui, les mesures engagées doivent permettre de solder le passif foncier, de corriger les irrégularités et surtout d’éviter de nouveaux conflits autour de la terre.

« Cela sert à vider le passif et à éviter les conflits fonciers », conclut-il.

Related posts

Ousmane Sonko : « L’Assemblée nationale doit pleinement jouer son rôle »

Carburant : la hausse arrive, les avertissements de Sonko refont surface

Suivez Le Grand Entretien De Sonko…