La charge est frontale et n’est pas passée inaperçue. En consacrant sa Une de ce vendredi à une partie de la société civile sénégalaise, le quotidien Yoor-Yoor Bi a déclenché une vive polémique. Dans un titre particulièrement virulent, le journal qualifie de « si vile » une société civile qu’il accuse de « protéger les pilleurs de la République », pointant notamment du doigt Alioune Tine, Moundiaye Cissé et Babacar Ba.
La riposte ne s’est pas fait attendre. Quelques heures seulement après la parution du journal, Alioune Tine est monté au créneau sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce qu’il considère comme une attaque injuste et une tentative de discrédit à l’encontre d’acteurs engagés de longue date dans la défense de la démocratie et des droits humains.
« Quelle ingratitude ! », s’est exclamé le fondateur d’Afrikajom Center, manifestement irrité par les accusations portées contre lui et ses compagnons de lutte. Dans une réaction ferme, il a rappelé le rôle joué par plusieurs organisations de la société civile durant les périodes de fortes turbulences politiques qu’a connues le Sénégal entre 2021 et 2024.
Selon lui, ces mêmes acteurs aujourd’hui vilipendés étaient alors en première ligne pour défendre les libertés publiques, dénoncer les violations des droits humains et promouvoir le dialogue démocratique. « Nous étions à l’avant-garde des combats démocratiques, exposés aux critiques et aux représailles du régime de l’époque », a-t-il souligné.