La tension monte autour du projet de révision constitutionnelle porté par la majorité parlementaire. Alors que l’Assemblée nationale accélère son agenda législatif de fin de session, l’absence de réaction de l’Exécutif commence à susciter des interrogations au sein de l’hémicycle. Vendredi, lors de la Conférence des présidents, le Président de l’Assemblée nationale a décidé de hausser le ton en fixant un délai clair au gouvernement : une réponse est attendue d’ici au lundi 22 juin. À défaut, la procédure parlementaire suivra son cours.
Cette sortie marque une nouvelle étape dans un dossier devenu particulièrement sensible. Selon les informations communiquées au Bureau de l’Assemblée nationale, aucune suite n’a encore été donnée par le Président de la République à l’avis qui lui avait été transmis concernant la proposition de loi portant révision de la Constitution.
Face à cette situation, le Président de l’Assemblée nationale a tenu à rappeler les prérogatives du pouvoir législatif. Devant les membres du Bureau, il a indiqué que l’absence de réponse de l’Exécutif ne saurait bloquer indéfiniment le traitement d’un texte initié par les députés. Il a ainsi fixé une échéance au lundi 22 juin, date à laquelle le Bureau sera convoqué pour poursuivre la procédure, quelle que soit la position qui sera finalement exprimée par le Palais.
Derrière cette fermeté, un objectif politique apparaît clairement : faire examiner la proposition de révision constitutionnelle avant la clôture de la session ordinaire en cours. Le Président de l’Assemblée nationale a réaffirmé cette ambition, considérant que les délais parlementaires permettent encore un examen du texte dans les prochaines semaines.
Cette volonté traduit également l’importance accordée à cette réforme par la majorité, qui souhaite manifestement éviter tout report susceptible de repousser le débat à la prochaine session parlementaire.
Le Président de l’Assemblée nationale a rappelé que l’institution demeure dans l’attente de leur transmission officielle, condition indispensable à leur examen par les commissions compétentes.
Le compte à rebours est désormais lancé. D’ici lundi, l’Exécutif dispose encore de quelques heures pour se prononcer. Faute de réaction, l’Assemblée nationale semble décidée à avancer seule sur un texte qui pourrait ouvrir l’un des débats constitutionnels les plus importants de cette législature.
À trois jours de l’échéance fixée, le silence du pouvoir exécutif apparaît désormais moins comme une simple attente administrative que comme un véritable enjeu politique.
Mariata beye pour sunugal 24