Coup de théâtre institutionnel au Sénégal : le Conseil constitutionnel a annulé ce jeudi la procédure de révision constitutionnelle concernant la loi n°18/2026, saisie par le président Diomaye Faye. Face à ce verdict, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, appelle au respect des institutions.
L’institution parlementaire a pris connaissance de la décision des « Sept Sages ». Le recours déposé par le chef de l’État a abouti : la procédure de révision est invalidée. Loin de toute polémique, Ousmane Sonko a réagi avec sobriété, marquant ainsi sa volonté de préserver la stabilité du pays.
« La décision s’impose à tous »
Dans une publication sur ses réseaux sociaux, le président de l’Assemblée nationale a été formel : le verdict du Conseil constitutionnel est définitif. « Le Conseil constitutionnel vient de prendre une décision. Au-delà des commentaires […] une seule chose reste : cette décision s’impose à tous. Dont acte », a-t-il déclaré.
Pour Ousmane Sonko, cette séquence judiciaire est une leçon de démocratie. Il souligne que le fonctionnement harmonieux du pays dépend de l’équilibre des pouvoirs. « Ce cycle nous rappelle qu’en démocratie, lorsque les institutions jouent leur rôle, chacune dans son périmètre d’action, aucune crise ne peut survenir », a-t-il ajouté.
L’Assemblée nationale reste mobilisée
Malgré ce revers juridique, le successeur de Malick Ndiaye au perchoir affiche sa détermination. Il réaffirme que la mission des députés demeure intacte et que le travail législatif se poursuivra sans relâche.
« Des lois seront votées ou rejetées pour honorer les engagements pris envers ce vaillant et digne peuple », assure-t-il.
Une position claire : le président de l’Assemblée nationale choisit la voie de la légalité et de la responsabilité institutionnelle. Le cap est fixé sur la continuité des activités parlementaires au service des citoyens.