La formule a claqué dans l’hémicycle comme un aveu de réalité économique : « Nous sommes en ajustement structurel. »
En prononçant ces mots devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a donné une qualification politique et économique particulièrement forte à la situation que traverse actuellement le Sénégal.
Derrière cette déclaration se dessine un pays contraint de réduire ses marges budgétaires, de maîtriser ses dépenses et de rétablir l’équilibre de ses finances publiques après la découverte d’une dette largement supérieure aux chiffres précédemment annoncés.
Le Sénégal est-il officiellement entré dans une nouvelle ère d’austérité budgétaire ? La déclaration du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô devant les députés semble apporter une réponse sans détour.
À la tribune de l’Assemblée nationale, dans le cadre de sa Déclaration de politique générale, le chef du gouvernement a lâché une phrase lourde de conséquences : « Nous sommes en ajustement structurel. » Une formule qui dépasse le simple constat économique.
Elle traduit une réalité désormais difficile à dissimuler : l’État sénégalais dispose de marges de manœuvre financières considérablement réduites et doit procéder à de profondes corrections de ses équilibres budgétaires.
Cette situation a contribué à fermer progressivement les portes du financement classique et à renchérir le coût de l’emprunt.
Car si le gouvernement parle d’ajustement structurel, la question qui se pose désormais est celle des mesures concrètes qui accompagneront cette période de redressement.