Après avoir publiquement dénoncé le traitement réservé à ses différents recours, le journaliste et éditorialiste Madiambal Diagne voit son dossier franchir un cap décisif. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar s’est saisie de sa requête en annulation du mandat d’arrêt international émis à son encontre.
L’affaire connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Ce mercredi 28 octobre 2026, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a officiellement évoqué la requête déposée par les conseils du patron de presse Madiambal Diagne, visant l’annulation du mandat d’arrêt international qui le vise.
Cette étape marque un tournant dans la bataille juridique que mènent les avocats du journaliste. En effet, la défense avait déjà saisi cette même juridiction le 8 octobre 2025 pour contestation de la procédure. Cependant, cette première demande n’avait jamais été examinée par le juge. Face à ce blocage et après un an d’attente, le collectif d’avocats de Madiambal Diagne a déposé une seconde requête en annulation le 8 octobre 2026.
Le patron de groupe de presse s’était d’ailleurs indigné à plusieurs reprises de la lenteur et du traitement accordé à ses différents recours, dénonçant un déni d’accès à une justice équitable.
Une audience renvoyée à la semaine prochaine
Lors de l’audience du mercredi 28 octobre, la juridiction d’appel a formellement retenu l’affaire. Après une première évocation du dossier, les juges ont décidé de renvoyer la suite des débats au mercredi 4 novembre 2026, date à laquelle la poursuite des observations des différentes parties (défense et parquet général) devra se tenir.
Pour rappel, ce mandat d’arrêt international avait été délivré en septembre 2025 par le Pôle judiciaire financier (PJF). Madiambal Diagne est visé par une enquête financière portant sur des soupçons graves de :
Blanchiment d’argent,
Association de malfaiteurs,
Escroquerie portant sur des deniers publics.
Au cœur de cette instruction figurent des flux financiers complexes impliquant la société Ellipse Projects, notamment en lien avec l’attribution et l’exécution d’un important marché public du ministère de la Justice.
L’audience de mercredi prochain sera donc scrutable au plus haut point : elle déterminera si la Chambre d’accusation valide la régularité du mandat d’arrêt ou s’il y a lieu de prononcer sa nullité.
Par MATAR BAYA DIOP