Hausse du prix de l’essence et du gasoil au Sénégal : Ousmane Sonko alerte sur le poids des taxes

La hausse des prix des carburants au Sénégal continue de susciter le débat. Entrée en vigueur le 15 mai 2026, l’augmentation du prix de l’essence et du gasoil a été largement évoquée dimanche par Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef, lors d’un entretien accordé à plusieurs médias. Au cœur de son intervention : le poids de la fiscalité sur les hydrocarbures et son impact potentiel sur le coût de la vie.

« 765 milliards de francs CFA de taxes contre 385 milliards de subventions »

Interrogé sur la hausse des prix à la pompe, Ousmane Sonko n’a pas caché sa déception et a surtout mis en garde contre les conséquences économiques de cette décision.

Selon lui, la hausse du prix des carburants pourrait entraîner une nouvelle pression sur les prix des produits et services, notamment en raison de son impact sur les coûts de transport et, plus largement, sur l’activité économique.

Mais pour le leader de Pastef, le débat ne doit pas se limiter au montant affiché à la pompe. Il faut également s’interroger sur le niveau de taxation appliqué aux hydrocarbures au Sénégal.

« Quand vous achetez de l’essence, entre 40 et 50 % sont des taxes », a-t-il expliqué.

Les taxes plus élevées que les subventions

Ousmane Sonko a également mis en avant un autre chiffre pour illustrer son propos. En 2025, l’État aurait perçu 765 milliards de francs CFA de taxes sur les hydrocarbures, contre 385 milliards de francs CFA de subventions, selon les chiffres avancés par le président de l’Assemblée nationale.

« Les taxes ont toujours été supérieures aux subventions : 385 milliards de subventions et 765 milliards de taxes en 2025 », a-t-il déclaré.

Cette comparaison alimente la réflexion sur le modèle de taxation des carburants et sur la manière dont celui-ci pèse sur les consommateurs.

Essence à 990 FCFA, gasoil à 755 FCFA

Depuis le 15 mai 2026, les automobilistes sénégalais doivent composer avec de nouveaux tarifs à la pompe.

Le prix du super est passé de 920 à 990 FCFA le litre, soit une hausse de 70 FCFA. Le gasoil, lui, est passé de 680 à 755 FCFA le litre, soit une augmentation de 75 FCFA.

Ces nouveaux prix correspondent aux niveaux qui prévalaient avant la baisse enregistrée en décembre 2025.

Une hausse qui dépasse la simple question du carburant

Pour Ousmane Sonko, la question du prix de l’essence et du gasoil doit être replacée dans une problématique économique plus large. Une hausse des carburants peut en effet se transmettre aux coûts de transport, à la logistique et, par ricochet, au prix de nombreux biens et services.

Son intervention relance ainsi le débat sur la fiscalité des hydrocarbures au Sénégal, le coût réel des carburants pour les ménages et l’impact des prélèvements fiscaux sur le pouvoir d’achat.

Au-delà du prix affiché à la pompe, c’est donc le modèle de taxation des carburants et ses conséquences sur l’économie sénégalaise qui se retrouve au cœur de la controverse.

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