Le dossier Macky Sall n’est pas enterré. Lors de son intervention devant les députés, Guy Marius Sagna a remis au centre du débat la question de la responsabilité de l’ancien chef de l’État dans la gestion des finances publiques. Derrière cette offensive parlementaire se profile une bataille politique et judiciaire autour de la « dette cachée » et des conclusions des audits réalisés après l’alternance de 2024.
Une première proposition de mise en accusation avait été déposée en avril 2025 avant d’être déclarée irrecevable quelques mois plus tard.
Le ton est donné. Dans l’hémicycle, Guy Marius Sagna n’a pas laissé le dossier de l’ancien président Macky Sall sortir des radars politiques.
Le député a de nouveau placé la question d’une éventuelle mise en accusation de l’ancien chef de l’État au cœur de son intervention, ravivant un dossier qui avait déjà provoqué de vives tensions au sein de l’Assemblée nationale.
L’affaire est loin d’être anodine.
Elle touche à l’un des dossiers les plus sensibles de l’après-Macky Sall : celui de l’état réel des finances publiques et des engagements financiers contractés sous l’ancien régime.
Une offensive parlementaire sur fond de « dette cachée »
À l’origine de cette bataille se trouvent notamment les conclusions des travaux de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques.
En avril 2025, Guy Marius Sagna avait officiellement déposé une proposition de résolution visant la mise en accusation de Macky Sall devant la Haute Cour de justice pour des faits susceptibles, selon lui, de relever de la haute trahison.
Le député s’appuyait notamment sur les irrégularités financières relevées dans les rapports consacrés à la gestion publique.
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