Stupeur ce mardi matin à Guédiawaye. Des sportifs ont découvert les restes mutilés d’un corps humain sur la plage de Gadaye. Alertées, les forces de l’ordre et la justice ont ouvert une enquête pour éclaircir cette sombre affaire qui alimente toutes les inquiétudes.**
C’est une scène effroyable qui a accueilli les habitués des joggings matinaux sur le littoral de la banlieue dakaroise. Ce mardi matin, la tranquillité de la plage de Gadaye, située dans la commune de Guédiawaye, a été brutalement interrompue par une découverte glaçante.
Selon les informations rapportées par le quotidien *L’Observateur*, des sportifs ont alerté en urgence le poste de police de Wakhinane-Nimzatt après être tombés sur des restes humains rejetés par la mer ou abandonnés sur le sable. Sur place, la scène suscite immédiatement l’effroi : il s’agit d’une paire de jambes humaines appartenant à un homme, encore vêtues d’un pantalon vert. Le reste du corps, notamment le buste et la tête, demeure pour l’heure introuvable.
Avisé sans délai, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye s’est saisi du dossier. Compte tenu de l’état des restes et des procédures administratives d’urgence, le chef du parquet a ordonné l’inhumation de la partie inférieure du corps directement sur les lieux de la découverte.
Un médecin légiste de l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye a également été requis sur instruction judiciaire pour effectuer les constatations d’usage et prélever d’éventuels éléments susceptibles d’orienter les investigations.
Pour l’heure, l’affaire suscite de vives spéculations au sein de la population locale. S’agit-il de la victime d’un drame en mer, d’un acte criminel barbare ou du naufrage tragique d’une embarcation de migrants ?
L’identité de la victime, la cause exacte du décès ainsi que les circonstances dans lesquelles ces membres ont été séparés du corps restent entièrement à élucider. L’enquête ouverte par la police de Wakhinane-Nimzatt devra tenter d’apporter des réponses à ce véritable mystère macabre.
Par MATAR BAYA DIOP