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Assemblée nationale : la guerre contre l’absentéisme vire au bras de fer sur le mandat des députés

La proposition de modification de l’article 188 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, visant à renforcer la lutte contre l’absentéisme parlementaire, a été largement adoptée par les députés, avec 132 voix favorables, contre seulement 3 oppositions et 2 abstentions.

Sans grande surprise, les voix dissidentes sont venues de Thierno Alassane Sall, Tafsir Thioye et Maguette Sène, tous trois en rupture avec la majorité parlementaire soutenant cette initiative législative.

En revanche, les deux abstentions ont suscité davantage d’interrogations au sein de l’hémicycle. Cheikh Bara Ndiaye et Maïmouna Boussou, pourtant membres de la mouvance Pastef, se sont démarqués de la ligne défendue par leurs collègues députés.

Selon Les Échos, qui revient sur les débats dans son édition de ce jeudi, les deux parlementaires ont tenu à préciser qu’ils ne rejetaient pas le principe de la réforme. Leur réserve porte spécifiquement sur la disposition prévoyant la constatation de la démission d’un député après dix absences consécutives aux séances plénières, en l’absence d’« excuses légitimes ».

Pour Cheikh Bara Ndiaye et Maïmouna Boussou, une telle mesure soulève une question de principe démocratique : le mandat parlementaire procède de la souveraineté populaire et appartient, de ce fait, au peuple souverain plutôt qu’au député lui-même. Dès lors, estiment-ils, aucun élu ne saurait être déchu de son mandat pour simple cause d’absence.

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