Le retour à la liberté devra attendre. Alors que l’ex-coordonnateur du Prodac, Pape Malick Ndour, entrevoyait déjà la porte de sortie, l’espoir a été balayé par un ultime verrou judiciaire. Son élargissement, pourtant acté par la justice, est gelé par un recours de dernière minute du ministère public.
La semaine dernière, la Chambre d’accusation financière avait pourtant ouvert une brèche. Dans une décision largement commentée, elle accordait à Pape Malick Ndour une liberté provisoire assortie d’un placement sous surveillance électronique. Ce dispositif, moderne et restrictif, lui octroyait une fenêtre de liberté encadrée : une autorisation de sortie quotidienne entre 6 heures et 21 heures.
Mais c’était sans compter sur la détermination du Parquet général financier. Selon les informations du journal Les Échos, les services du procureur ont actionné leur levier juridique juste avant la fin du délai légal. En se pourvoyant en cassation, le ministère public a immédiatement suspendu les effets de l’ordonnance de mise en liberté.
Conséquence directe : Pape Malick Ndour retourne à la case départ. Le voilà maintenu dans les liens de la détention, contraint de patienter derrière les barreaux jusqu’à ce que la Cour suprême se prononce sur le fond du recours.
Un nouveau chapitre s’ouvre donc dans ce dossier sensible. Pour l’ancien homme fort du Prodac, ce bras de fer judiciaire se déplace désormais sur le terrain de la haute juridiction, où chaque heure compte.
Ce pourvoi en cassation du Parquet est-il un simple garde-fou procédural ou le signe d’une volonté farouche de maintenir Pape Malick Ndour derrière les barreaux malgré les décisions des juges du fond ?