Le dossier Kocc Barma est loin d’avoir livré tous ses secrets. Alors que l’affaire semblait déjà avoir révélé une partie de ses ramifications, l’exploitation du téléphone portable d’El Hadji Babacar Dioum, alias « Kocc Barma », vient remettre les enquêteurs sur de nouvelles pistes.
Selon des informations rapportées ce lundi 7 septembre 2026, les données extraites de l’iPhone 16 ont fourni aux enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) de nouveaux éléments susceptibles d’intéresser l’instruction. Le Doyen des juges aurait, dans le cadre de sa délégation judiciaire, ordonné que les personnes dont l’implication serait établie soient identifiées, interpellées puis conduites devant lui.
Le téléphone portable était jusque-là l’un des éléments encore inexploités du dossier. Détenu provisoirement depuis juillet 2025, El Hadji Babacar Dioum avait été extrait de sa cellule afin de permettre aux enquêteurs d’accéder au contenu de son iPhone 16.
Après avoir obtenu le code d’accès, les enquêteurs ont procédé à l’exploitation de l’appareil en présence du mis en cause. Cette opération aurait notamment permis de récupérer des numéros de téléphone appartenant à plusieurs personnes qui échangeaient directement avec « Kocc Barma » via WhatsApp.
Mais au-delà des contacts, ce sont surtout les échanges et les fichiers retrouvés dans le téléphone qui pourraient donner une nouvelle dimension à l’enquête.
D’après les éléments rapportés par plusieurs médias, certains interlocuteurs auraient transmis des vidéos à El Hadji Babacar Dioum, notamment dans le cadre d’opérations présentées comme visant leur « destruction ». Ces éléments doivent désormais être recoupés par les enquêteurs afin de déterminer précisément le rôle de chaque protagoniste.
La nouvelle instruction donnée par le Doyen des juges est particulièrement significative.
Il ne s’agit plus seulement de poursuivre les investigations autour de la personne de Kocc Barma. La justice cherche désormais à reconstituer l’ensemble de l’environnement humain et numérique susceptible d’avoir gravité autour du dossier.
Les enquêteurs doivent ainsi identifier les personnes susceptibles d’avoir participé aux faits en qualité de complices, coauteurs ou receleurs.
Cette démarche pourrait conduire à de nouvelles interpellations dans les prochains jours, si les vérifications techniques permettent de confirmer les soupçons pesant sur certains correspondants.
Pour les enquêteurs, l’enjeu est désormais de répondre à une question centrale : qui faisait quoi, avec qui et dans quel but ?
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