L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a publié la liste de contrôle des assujettis à la déclaration obligatoire de patrimoine. Si le gendarme de la bonne gouvernance pointe du doigt une liste importante de fonctionnaires défaillants qui freinent la lutte contre l’enrichissement illicite, le document officiel met en lumière trois institutions exemplaires ayant atteint un taux de conformité parfait.
Le gouvernement montre la voie
Au premier rang des bons élèves se trouve le pouvoir exécutif. Les données de l’Ofnac révèlent que l’intégralité des membres du gouvernement s’est pliée à cet exercice de transparence. Tous les ministres en fonction ont formellement déposé l’état détaillé de leurs avoirs et de leurs biens auprès de l’institution de contrôle, répondant ainsi aux exigences d’exemplarité prônées au sommet de l’État.
Les hautes juridictions affichent un sans-faute
L’autorité judiciaire s’impose également comme le pilier de cette dynamique de redevabilité. Le respect de l’obligation constitutionnelle est total au sein des deux plus hautes instances judiciaires du pays :
Le Conseil constitutionnel : Aucun des « Sages » de la haute juridiction ne manque à l’appel.
La Cour suprême L’intégralité des hauts magistrats de la cour a validé son dossier dans les délais légaux.
Ces deux cours, aux côtés de l’équipe gouvernementale, constituent les trois seuls secteurs administratifs du Sénégal à ne présenter absolument aucun défaillant. L’Ofnac espère que ce respect strict de la loi servira de déclic pour inciter les autres secteurs de l’administration publique à régulariser leur situation.