L’arrestation récente de douze personnes par la gendarmerie de Keur Massar, relayée en exclusivité par Seneweb, a remis en lumière le cadre juridique strict qui encadre la transmission volontaire du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au Sénégal. Cette infraction est lourdement sanctionnée par la législation en vigueur.
Parmi les charges retenues contre les mis en cause figurent notamment des faits présumés de transmission volontaire du VIH/Sida. Cette infraction concerne des individus qui, ayant connaissance de leur statut sérologique positif, exposent délibérément autrui au virus, notamment à travers des rapports sexuels non protégés, sans information préalable ni consentement éclairé du partenaire.
Le cadre légal : la loi n° 2010-03
La loi n° 2010-03 du 9 avril 2010 relative au VIH/Sida prévoit, en son article 36, une peine d’emprisonnement de cinq à dix ans ainsi qu’une amende comprise entre deux et cinq millions de francs CFA à l’encontre de toute personne qui, connaissant son statut sérologique positif et les modes de transmission du virus, entreprend volontairement des rapports sexuels non protégés dans l’intention de transmettre le VIH à une autre personne.
Ces dispositions sont complétées par le Code pénal sénégalais, notamment dans sa section relative aux atteintes à l’intégrité physique. L’article 307 sanctionne ainsi les préjudices causés à autrui par maladresse, imprudence, négligence ou inobservation des règlements.
L’enquête se poursuit sous la conduite des autorités judiciaires compétentes. Comme l’a déjà révélé Seneweb, l’ensemble des suspects a été déféré ce lundi matin au parquet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.