Le silence de la cellule a laissé place aux effusions de joie. Dans un retournement de situation spectaculaire qui a pris tout le monde de court, Pape Malick Ndour a recouvré la liberté ce mardi soir. L’ancien coordonnateur du Prodac, dont le dossier semblait verrouillé par un recours du parquet, a finalement pu regagner son domicile dakarois, accueilli par des proches émus aux larmes.
Le revirement surprise du Parquet
C’est une fin de partie inattendue. Alors que le sort de l’ancien ministre de la Jeunesse était suspendu à une décision de la Cour suprême — le Parquet général financier s’étant initialement opposé à sa sortie via un pourvoi en cassation — la donne a radicalement changé.
Dans un geste aussi soudain que décisif, le ministère public a purement et simplement retiré son pourvoi. Une décision de procédure qui a immédiatement levé les obstacles juridiques, rendant caduque la détention de l’ancien responsable du Prodac et forçant l’ouverture immédiate des portes de la prison de Rebeuss.
Retour chez les siens
Incarcéré depuis le 15 mai dernier dans le cadre du tentaculaire dossier du Prodac, Pape Malick Ndour n’a pas attendu une minute de plus pour quitter l’univers carcéral. C’est dans une atmosphère électrique, mêlant soulagement intense et émotion brute, qu’il a rejoint sa famille à Dakar tard dans la soirée. Pour son entourage, ce dénouement arrive comme une délivrance, après des mois de bataille judiciaire acharnée.
Une affaire qui reste ouverte
Si Pape Malick Ndour goûte désormais à la liberté, ce retour chez les siens ne marque pas pour autant la fin de ses ennuis judiciaires. Inculpé en novembre 2025, il reste au cœur d’une instruction complexe. Ce désistement spectaculaire du parquet pose néanmoins de nombreuses questions : s’agit-il d’un simple ajustement procédural ou d’un tournant décisif dans l’enquête sur la gestion du Prodac ?
Le retour à la liberté de l’ancien homme fort du régime de Macky Sall rebat les cartes d’un dossier politique et financier qui est loin d’avoir révélé tous ses secrets.
Ce retrait du pourvoi par le parquet est-il le signe d’un dossier qui s’essouffle ou la préparation d’une nouvelle stratégie judiciaire de la part du ministère public ?