Le torchon brûle à la Senelec. Entre revendications salariales non satisfaites et frustration grandissante, le climat social vire à l’orage. La Convergence syndicale des travailleurs de la Senelec (CSTS) a rompu le dialogue et enclenche un plan d’action musclé, avec la grève générale en ligne de mire.
La grogne sociale vient de franchir un cap critique. En ligne de mire des syndicalistes : le non-paiement de la Prime de Rendement Annuelle Globale (PRAB 2026), un point de friction qui cristallise les tensions. Réunis en urgence ce mardi, les représentants de la CSTS ont adopté, à l’unanimité, une stratégie de contestation rigoureuse et progressive, bien décidés à faire plier la direction générale.
Un plan d’action choc
Le mouvement ne laisse aucune place au doute sur sa détermination. Voici le calendrier de la mobilisation, tel que révélé par Les Échos :
Jeudi 9 juillet : Lancement des hostilités avec la publication d’une déclaration solennelle adressée au personnel, à la presse et à l’opinion publique pour exposer leurs griefs.
Lundi 13 juillet : Passage à la vitesse supérieure. Le personnel de l’ensemble des sites de l’entreprise est appelé à arborer des brassards rouges. Un signal fort, prélude à la conférence de presse prévue à 11h à l’immeuble Seydina Kane (Cité Keur Gorgui).
Mardi 14 juillet : Point d’orgue à 16h30 au siège de la rue Vincens. Une assemblée générale décisive où les secrétaires généraux lèveront le voile sur le mot d’ordre final, qui pourrait bien paralyser le service.
Une épreuve de force inévitable
Les travailleurs semblent avoir épuisé leur patience. Si ce bras de fer monte en intensité, c’est toute la chaîne de production et de distribution électrique qui pourrait se retrouver menacée. La direction générale de la Senelec se retrouve désormais dos au mur, sous la pression d’un front syndical uni et déterminé à obtenir gain de cause.
Dakar, le 8 juillet 2026. L’heure est au compte à rebours : le management saura-t-il désamorcer cette bombe sociale avant que le courant ne soit coupé ?