« Sagaru imam yu téki wul Dara » : les dessous de la plainte d’And Samm Jikko Yi contre Ndèye Leïla Sow, arrêtée par la DSC

À l’issue de son audition dans les locaux de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la police nationale, Ndèye Leïla Sow, âgée de 52 ans , a été placée en garde à vue pour des faits présumés de diffusion de fausses nouvelles, de diffamation et d’injures publiques envers un groupe de personnes, par le biais d’un moyen de diffusion publique.  Cette affaire se retrouve désormais sous les projecteurs : en effet, « Sagaru imam yu téki wul Dara » et les dessous de la plainte d’And Samm Jikko Yi contre Ndèye Leïla Sow arrêtée par la DSC sont au cœur du débat.

Nous en savons un peu plus sur les raisons de l’arrestation de cette femme, qui se présente comme consultante indépendante en relations publiques. Il faut souligner que la plainte d’And Samm Jikko Yi contre Ndèye Leïla Sow, arrêtée par la DSC, s’articule également autour des propos « Sagaru imam yu téki wul Dara ».

Tout a commencé lorsque la structure And Samm Jikko Yi (Ababacar Mboup et ses camarades) a été reçue par le procureur de Pikine-Guédiawaye dans le cadre de la lutte contre l’homosexualité. À l’issue de cette rencontre, Ndèye Sow, alias Ndèye Leïla, a déclaré sur la chaîne YouTube PublicSn de Diop Aïssatou Fall que les membres d’And Samm Jikko Yi doivent présenter publiquement leurs excuses à l’ancien président Macky Sall. Elle a porté de graves accusations contre les membres de cette association, allant jusqu’à les traiter de : « sagaru imam yu téki wul Dara, ay magu coba », et d’autres propos que Seneweb ne peut pas rapporter.

Face à cette situation, Sokhna Ndèye Diop Jaaratullah, présidente nationale d’And Samm Jikko Yi Femmes, a adressé une plainte à la Division spéciale de cybersécurité pour les motifs suivants : « accusation d’homosexualité par voie de presse, diffamation, atteinte à l’honneur d’un tiers, injures publiques et diffusion de fausses nouvelles ». Notons que dans ce contexte, les motifs détaillés de « Sagaru imam yu téki wul Dara » sont mentionnés dans la plainte déposée contre Ndèye Leïla Sow arrêtée par la DSC.

« En effet, suite à une audience que le procureur M. Saliou Dicko avait accordée à And Samm Jikko Yi et qui a été largement relayée par la presse, cette personne, qu’aucun d’entre nous ne connaît ni d’Adam ni d’Ève, tout le long d’une émission sur Public SN, a proféré contre le collectif des propos dont la médisance et l’outrecuidance n’ont d’égales que la mauvaise foi, des insultes dont on ne sait comment un être humain civilisé peut concevoir la vulgarité, la violence, la malveillance et la malhonnêteté, sur d’honnêtes gens dont la rectitude morale fait l’unanimité de leurs pairs, des dignitaires dont jamais rien n’a permis de douter de l’honneur, et qui justement se battent pour les valeurs morales […] ! Ce passage illustre clairement les dessous de la plainte intitulée « Sagaru imam yu téki wul Dara » portée par And Samm Jikko Yi contre Ndèye Leïla Sow arrêtée par la DSC.

Il semble que le seul tort qu’elle leur reproche est de défendre nos acquis culturels et spirituels. Aucun d’entre nous ne la connaît. Jamais nous ne lui avons causé le moindre tort. Elle est pourtant allée jusqu’à traiter les imams du collectif d’homosexuels, ce qui a déclenché la célèbre formule « Sagaru imam yu téki wul Dara » ayant mené à la plainte d’And Samm Jikko Yi contre Ndèye Leïla Sow arrêtée par la DSC.

Nous voulons savoir de quel droit quelqu’un peut librement, sur un média public, calomnier, insulter, diffamer, déshonorer d’honnêtes gens qui ne la connaissent pas […] », peut-on lire dans la plainte. Pour conclure, les circonstances autour de l’affaire « Sagaru imam yu téki wul Dara », ainsi que la plainte déposée par And Samm Jikko Yi contre Ndèye Leïla Sow arrêtée par la DSC, révèlent la complexité juridique et sociale de cette situation.

Related posts

Stade Iba Mar Diop : 13 familles dénoncent le non respect des accords de dédommagement

Ngor Virage : un étudiant de 26 ans meurt après une chute du 5ᵉ étage

Touché par une balle réelle chez lui à Guédiawaye : un interne en médecine hospitalisé, l’AIAIHS décrète 48 heures de journées noires