Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement acté une avancée majeure dans sa politique de transparence publique. En effet, cette décision s’est concrétisée à travers un document signé par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr. De plus, l’exécutif a introduit un amendement à la proposition de révision de l’article 37 de la Constitution. Cet amendement vise à élargir l’obligation de déclaration de patrimoine aux plus hautes autorités de l’État. Désormais, il inclut le Premier ministre. De même, il concerne le président de l’Assemblée nationale.
Une double obligation d’entrée et de sortie pour le triumvirat de l’État
Le texte législatif harmonise les règles de redevabilité au sommet de la pyramide institutionnelle. La procédure s’appliquera de manière identique aux trois têtes de pont du pouvoir :
Le calendrier : Le président de la République, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale devront déposer une déclaration écrite de patrimoine dans les trois mois suivant leur entrée en fonction.
Le contrôle final : Ils seront soumis à la même obligation de transparence dans les trois mois suivant la fin de l’exercice de leurs fonctions.
Afin de garantir un contrôle démocratique effectif et transparent, l’amendement stipule que l’ensemble de ces déclarations de patrimoine seront systématiquement rendues publiques par le Conseil constitutionnel.
Prévenir les conflits d’intérêts et rassurer les citoyens
Pour le gouvernement, cette réforme constitutionnelle répond à une exigence de rupture et de moralisation de la vie publique. Les autorités justifient cette extension par la nécessité absolue de renforcer la transparence dans la gestion des deniers publics et de prévenir tout conflit d’intérêts au cours des mandats. L’objectif ultime affiché par le palais de la République est de consolider durablement la confiance des citoyens sénégalais envers leurs institutions.