Le compte à rebours est lancé. Après des mois d’une instruction judiciaire dense, l’ancienne ministre du Pétrole et des Énergies, Aïssatou Sophie Gladima, connaîtra son sort. Le procès tant attendu devant la Haute Cour de Justice s’ouvrira le 22 juillet 2026.
C’est désormais officiel : le Premier président de la Cour suprême, Mahamadou Mansour Mbaye, a tranché. Suite à la requête du Procureur général, l’ordonnance fixant la date d’audience a été signée ce 7 juillet. Cette échéance marque l’aboutissement d’une procédure judiciaire sous haute tension.
Une affaire aux lourds chefs d’accusation
L’ex-ministre, qui a déjà connu plusieurs épisodes judiciaires — dont une période sous surveillance électronique — devra répondre de faits graves devant la plus haute juridiction habilitée à juger les membres du gouvernement. Les charges retenues contre elle sont multiples :
Association de malfaiteurs
Détournement de deniers publics
Escroquerie portant sur des fonds publics
Blanchiment de capitaux et complicité
73,2 millions de FCFA au cœur du dossier
L’accusation se concentre sur un point précis : le décaissement de 73,2 millions de FCFA au profit de la société Groupe ISSA. Selon l’enquête, appuyée par un rapport accablant de la Cour des comptes, ces fonds auraient été versés pour des travaux de voirie ou d’infrastructure à Kédougou. Or, ces travaux n’avaient pas encore débuté au moment du paiement.
Un procès déterminant*
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Si la Commission d’instruction avait prononcé un non-lieu partiel le 6 janvier dernier, le renvoi devant la Haute Cour de Justice confirme la volonté de la justice de faire toute la lumière sur cette gestion.
De son côté, Aïssatou Sophie Gladima maintient sa ligne de défense : elle rejette en bloc toutes les accusations portées contre elle. Ce procès devant la Haute Cour de Justice constitue l’épilogue de ce dossier immobilier et financier. En effet, ce dossier est devenu l’un des plus sensibles du mandat précédent.
Dakar retient son souffle : le 22 juillet, les juges trancheront définitivement cette affaire qui a ébranlé les milieux énergétiques et financiers sénégalais.
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