Port Autonome de Dakar : le limogeage de Waly Diouf Bodiang ,colère de alioune tine

Un nouveau changement est intervenu à la tête du Port Autonome de Dakar (PAD), l’une des infrastructures économiques les plus stratégiques du Sénégal. Waly Diouf Bodiang a été relevé de ses fonctions de Directeur général et remplacé par Doune Pathé Mbengue, à l’issue d’une décision des autorités.

Au-delà de ce changement de gouvernance, cette nomination suscite déjà des réactions au sein de la société civile. Parmi les premières voix à s’exprimer figure le défenseur des droits humains Alioune Tine, qui appelle à une réforme en profondeur des mécanismes de désignation des dirigeants des grandes entreprises publiques.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le fondateur d’Afrikajom Center estime que le Port Autonome de Dakar, véritable colonne vertébrale de l’économie sénégalaise et plateforme logistique majeure dans un contexte de concurrence régionale de plus en plus intense, ne devrait pas être soumis aux aléas des alternances politiques.

Selon Alioune Tine, la nomination du Directeur général sur des critères essentiellement politiques fragilise la stabilité institutionnelle de l’établissement. Il considère que chaque changement de régime ou de président expose le titulaire du poste à un remplacement quasi systématique, transformant cette fonction stratégique en une véritable « chaise éjectable ».

Pour le défenseur des droits humains, cette instabilité est incompatible avec les exigences d’une gouvernance moderne et d’une vision de développement à long terme. Il plaide ainsi pour la mise en place d’un système transparent d’appel à candidatures, fondé sur les compétences, l’expérience et le mérite, afin de garantir une gestion plus indépendante et plus durable des institutions publiques.

Cette prise de position relance le débat sur la gouvernance des entreprises publiques au Sénégal. Alors que le Port Autonome de Dakar demeure un levier essentiel de la croissance économique nationale, plusieurs observateurs estiment que la continuité des politiques de développement passe également par une plus grande stabilité de son management, au-delà des considérations politiques.

Related posts

Pastef : Malick Gackou prend ses devants face à Kiiraay de Bassirou Diomaye Faye

Mimi Touré recadre le débat sur le mandat présidentiel : «Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs de 5 ans»

Accident meurtrier sur la route de Touba : Une collision entre un « Cheikhou Chérifou » et un bus fait 4 morts et plusieurs blessés