Le gisement pétrolier de Sangomar amorce une phase de déclin de sa production. En septembre 2026, trois (3) cargaisons de pétrole brut ont été expédiées et commercialisées. Le volume total s’élève à 2,94 millions de barils. Ceci est renseigné par le ministère de l’Énergie et du Pétrole, dans son rapport mensuel publié ce vendredi 9 octobre.
Ce volume est en baisse par rapport au mois d’août dernier, au cours duquel 2,97 millions de barils avaient été commercialisés. En janvier, les volumes expédiés et vendus sur le marché international atteignaient 3,8 millions de barils. À ce titre, la production pétrolière sénégalaise à Sangomar amorce une phase de déclin manifeste.
«Le plateau de production a amorcé une inflexion baissière»
Cette évolution des volumes commercialisés ne permet toutefois pas, à elle seule, de mesurer le recul de la production du gisement. Mais dans son rapport mensuel publié ce vendredi 9 octobre 2026, le département dirigé par Abdourahmane Diouf a néanmoins confirmé la tendance baissière. En effet, il indique que « le plateau de production a amorcé une inflexion baissière, en raison d’un repli de la production journalière ». Un signe clair que le pétrole sénégalais, notamment à Sangomar, entre dans une phase de déclin de sa production.
Le plateau de production désigne la période durant laquelle un gisement pétrolier ou gazier maintient sa production à un niveau relativement stable et élevé. À Sangomar, cette phase laisse désormais place à une tendance baissière. Cela confirme que le pétrole sénégalais amorce une étape de déclin de sa production.
«Nous sommes dans une phase de déclin » (Pdg Woodside)
Le 26 août dernier, Liz Westcott, présidente-directrice générale de Woodside, avait déjà reconnu cette évolution. « Sangomar reste un actif particulièrement performant pour nous et, comme nous pouvons le constater, nous sommes dans une phase de déclin », avait-elle déclaré devant la presse. D’ailleurs, cette déclaration illustre que le pétrole sénégalais, à Sangomar, amorce sa phase de déclin de production.
Elle avait toutefois souligné que « le gisement continue d’afficher des performances exceptionnelles, avec un taux de fiabilité élevé ».
Ce que signifie le déclin de la production d’un gisement
Le déclin de la production d’un gisement pétrolier correspond à une diminution progressive des volumes extraits. Il peut notamment résulter de l’évolution de la pression du réservoir et de la baisse du débit des puits. Cette situation s’observe aujourd’hui avec le pétrole sénégalais, notamment à Sangomar. Ce site amorce une phase de déclin de sa production.
Dans son rapport portant sur le premier semestre de 2026, Woodside avait déjà fait état de cette tendance. La compagnie annonçait une production journalière moyenne de 99 000 barils, sur la base de 100 % du projet. De plus, elle précisait un taux de fiabilité opérationnelle de 99,5 %.
Les performances du réservoir dépassaient alors les attentes, notamment grâce à « un soutien de pression de l’aquifère plus important que prévu ».
Ce phénomène, combiné à une optimisation rigoureuse des puits et du réseau de production, avait jusqu’ici « permis de prolonger le plateau initial de production et d’atténuer le rythme du déclin, désormais observé », précisait le rapport. À ce propos, on observe pour le pétrole sénégalais à Sangomar que la prolongation de la phase de production ne fait que retarder l’inévitable déclin amorcé.
En langage plus simple, ces mesures engagées par l’opérateur ont permis de maintenir plus longtemps la production à un niveau élevé. Elles ont permis aussi de limiter le rythme de son recul. Cependant, elles n’ont pas empêché lêentrée du gisement dans une phase de déclin. Cet épisode est marquant pour le pétrole sénégalais, Sangomar amorçant ce stade décisif de la production.
La phase 2 pourrait être une bonne nouvelle
Cette baisse de la production pourrait peser sur les volumes de pétrole disponibles à la commercialisation et, par conséquent, sur les recettes que le Sénégal tire de l’exploitation du gisement. Ainsi, pétrole sénégalais et projet Sangomar se trouvent confrontés à la phase de déclin de leur production.
Dans ce contexte, la phase 2 de Sangomar, en discussion pour un éventuel développement, pourrait contribuer à prolonger la durée de vie productive du projet ou à soutenir les volumes futurs.
Sur ce projet, Liz Westcott avait évoqué des discussions avec Petrosen et le gouvernement sénégalais. « Ces discussions sont importantes, alors que nous envisageons de faire avancer d’éventuels développements supplémentaires », avait-elle déclaré en août. L’ensemble du secteur surveille de près le pétrole sénégalais alors que Sangomar amorce une phase de déclin de sa production.
Pour l’instant, rien n’est officiellement acté entre les autorités sénégalaises et la compagnie pétrolière.