La ligne du parti se resserre et le ton monte d’un cran. Pour Waly Diouf Bodiang, cadre influent de PASTEF, les récents départs qui secouent la formation ne sont pas des pertes, mais une véritable cure de jouvence. Dans une sortie musclée sur les réseaux sociaux, il affirme que le parti gagne en cohérence en se délestant de ses « éléments opportunistes ».
« Le nettoyage des impuretés »
Le constat de Waly Diouf Bodiang est sans appel. Pour lui, PASTEF opère une mutation nécessaire pour retrouver sa « pureté chimique ». Loin de s’émouvoir des défections, le cadre patriote dénonce les « grands comédiens » qui, selon lui, ont longtemps fait semblant d’adhérer aux idéaux de rupture du parti. « Nous nous débarrassons de certaines impuretés », tranche-t-il, voyant dans ces départs une clarification salvatrice qui renforce, au final, la solidité du bloc initial.
L’appel aux « patriotes pur jus »
Face à cette reconfiguration, le mot d’ordre est à la mobilisation. Le responsable invite les troupes à ne pas se laisser distraire par le bruit médiatique des déçus ou des dissidents. « Continuons entre patriotes pur jus et concentrons-nous sur nos objectifs », lance-t-il à l’endroit des militants, appelant à une concentration totale sur le projet politique du parti.
2029 en ligne de mire : la confiance est totale
Fort de cette restructuration interne, Waly Diouf Bodiang affiche une sérénité déconcertante à l’approche des futures échéances électorales. Pour lui, la supériorité électorale de PASTEF est un fait établi. « Personne dans ce pays ne peut nous battre dans une élection libre et transparente », martèle-t-il.
Allant jusqu’à balayer toute concurrence pour la prochaine présidentielle, il ajoute, péremptoire : « Pour 2029, il est déjà trop tard. » Une sortie qui confirme que, malgré les turbulences, PASTEF reste plus que jamais ancré dans une dynamique de conquête et de confiance absolue en sa base électorale.
Cette stratégie de « purification » des rangs permettra-t-elle à PASTEF de maintenir sa domination politique, ou risque-t-elle d’isoler le parti en se fermant à de nouvelles alliances nécessaires à sa survie sur le long terme ?