Le feuilleton judiciaire entourant l’ancien ministre de la Jeunesse connaît un nouveau rebondissement. Après un séjour derrière les barreaux, Pape Malick Ndour va retrouver la liberté, sous conditions. La Chambre d’accusation financière a tranché ce jeudi : il est placé sous surveillance électronique.
Un retournement de situation
C’est un épilogue — provisoire — à une saga procédurale complexe. Après avoir été incarcéré suite à un arrêt de la Cour suprême qui avait annulé sa première remise en liberté, l’ancien ministre voit son sort judiciaire basculer de nouveau. La Chambre d’accusation financière a finalement validé, ce jeudi, son placement sous bracelet électronique.
Les termes de sa liberté
Si Pape Malick Ndour quitte la maison d’arrêt, sa liberté reste encadrée par des restrictions strictes imposées par la justice :
Zone de résidence : Il doit impérativement rester dans la région de Dakar.
Couvre-feu judiciaire : Il est astreint à une assignation à résidence quotidienne, de 21 h à 6 h du matin.
Le parquet va-t-il relancer la machine ?
Cette décision, qui fait suite à une longue bataille juridique entre les avocats de la défense et le ministère public, met un terme, pour l’heure, à son incarcération. Mais la partie est-elle terminée pour autant ? Le parquet, qui s’était montré très ferme lors des précédentes étapes de cette procédure, n’a pas encore fait connaître ses intentions.
Le ministère public choisira-t-il de contester cette mesure de liberté, ou se résoudra-t-il à accepter ce placement sous bracelet ? Le suspense reste entier.