La Seleção a vacillé, mais elle n’est pas tombée. Au terme d’un match sous haute tension, le Brésil a renversé un Japon héroïque (2-1) pour décrocher son précieux billet pour les huitièmes de finale. Un dénouement hollywoodien qui a tenu les spectateurs en haleine jusqu’à la dernière seconde.
Dès le coup d’envoi, les Samouraïs Bleus ont imposé un défi tactique et physique monumental. Disciplinés et tranchants, ils ont glacé le dos des supporters auriverdes à la 29e minute : sur une frappe sublime de Sano, le gardien brésilien n’a pu que constater les dégâts. À la pause, la surprise semblait en marche, le Brésil rentrant aux vestiaires mené logiquement au score.
Piqués au vif, les hommes de la Seleção sont revenus avec un autre visage. À la 56e minute, Casemiro, en capitaine exemplaire, a sonné la révolte en expédiant une tête rageuse dans les filets japonais sur un centre millimétré de Gabriel. Le Brésil était revenu dans la course, mais le plus dur restait à faire.
La seconde période a tourné au siège de la défense japonaise. Malgré des vagues incessantes, les Brésiliens se sont heurtés à une muraille nippone quasi infranchissable. On se dirigeait vers un nul frustrant quand, à la 95e minute, le destin a basculé. Sur un service en or de Bruno Guimarães, Gabriel Martinelli a surgi pour décocher une frappe enroulée chirurgicale qui a crucifié le gardien japonais.
2-1 au bout du suspense ! Le Brésil s’offre une qualification miraculeuse dans les arrêts de jeu, confirmant son statut de favori, mais prouvant surtout que ce Mondial 2026 ne fera aucun cadeau aux cadors.
Ce succès arraché au bout du bout suffira-t-il à lancer définitivement la machine brésilienne, ou cette équipe a-t-elle montré des failles inquiétantes avant d’attaquer les matchs couperets ?
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