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L’heure du bilan a sonné pour l’équipe nationale du Sénégal après son élimination de la Coupe du monde 2026. Si les défaillances des dirigeants, le manque d’influence des cadres et un staff technique dépassé par l’événement sont pointés du doigt, la performance moyenne des têtes d’affiche de la nouvelle génération cristallise les critiques. Évoluant dans les plus grands clubs européens, cette relève n’a pas su prendre l’épaisseur nécessaire en Amérique du Nord pour soulager les cadres vieillissants de la tanière.
Lamine Camara et Pape Matar Sarr en deçà des attentes
Attendu comme le futur patron du milieu de terrain et le successeur naturel d’Idrissa Gana Guèye, Lamine Camara a été très loin du niveau qu’il affiche habituellement avec l’AS Monaco. Plus responsabilisé par le sélectionneur Pape Thiaw, qui l’a titularisé à trois reprises en quatre matchs (contre seulement deux apparitions à la dernière CAN au Maroc), Camara s’est montré transparent et intermittent, manquant cruellement de personnalité lors des temps faibles. Son entrée en jeu ratée face à la Belgique remet aujourd’hui en question son statut de titulaire indiscutable.
Le constat est tout aussi alarmant pour Pape Matar Sarr. Le milieu de terrain de Tottenham, en pleine dégringolade en club, n’est plus que l’ombre de lui-même. Entré en jeu face à la Belgique pour stabiliser le score, Sarr s’est montré beaucoup trop tendre, manquant notamment son dégagement sur le but décisif de Romelu Lukaku. À seulement 23 ans, le joueur semble déjà courir après son niveau d’antan.
Ibrahim Mbaye : le costume de titulaire était trop grand
Le cas du jeune Parisien Ibrahim Mbaye soulève également des interrogations tactiques. Aligné d’entrée face à l’Irak pour pallier le manque de percussion, l’attaquant s’est cassé les dents sur un bloc défensif très bas et recroquevillé, rendant ses qualités de contre-attaquant totalement inefficaces.
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