Le Sénégal est au pied du mur, et pourtant, le chaos semble s’inviter en coulisses. Alors que les Lions doivent impérativement terrasser l’Irak ce vendredi pour espérer une qualification historique, la Tanière est secouée par une décision aussi brutale qu’incompréhensible : l’analyste vidéo, El Abdoulaye Seck, a été écarté du voyage pour le Canada. Une éviction qui fait désordre.
Il était arrivé en renfort tel un pompier après la gifle reçue face à la France (1-3). Son rôle ? Apporter une expertise technique cruciale pour décortiquer le jeu adverse et redresser la barre. Pourtant, à quelques heures d’un match couperet, El Abdoulaye Seck reste à quai.
Si la délégation sénégalaise ressemble de plus en plus à un groupe décimé — entre les absences du photographe, du community manager et de plusieurs journalistes, souvent justifiées par des soucis logistiques —, le cas du technicien vidéo est une anomalie majeure. Selon les révélations du journaliste Ibou Sène (Sen Top Team), le spécialiste possède pourtant tous les sésames administratifs, y compris un visa en règle pour le Canada. Alors, pourquoi cette mise à l’écart ?
Dans un Mondial où chaque détail tactique peut faire basculer une qualification, se priver d’un œil expert en analyse vidéo ressemble à un sabotage tactique. Est-ce un choix purement technique du staff ? Une sanction disciplinaire camouflée ? Ou le signe d’une désorganisation administrative profonde au sein de la Fédération ?
Le flou est total, et la gestion du groupe pose question. Alors que les Lions jouent leur survie dans cette Coupe du monde 2026, cette valse des départs et ces mystérieuses évictions viennent fragiliser un édifice déjà chancelant.
La sérénité est la première arme du vainqueur, et force est de constater qu’elle a quitté la Tanière. La Fédération Sénégalaise de Football est désormais dos au mur et se doit d’apporter des réponses claires. À l’heure où tout un peuple attend un sursaut d’orgueil sur la pelouse torontoise, cette polémique interne est le dernier dont le staff avait besoin.
Le Sénégal n’a plus droit à l’erreur face à l’Irak. Mais dans les coulisses, l’erreur, elle, semble avoir déjà élu domicile.
Le départ forcé de l’analyste vidéo est-il le symptôme d’une fracture interne entre le staff technique et les instances fédérales à un moment critique de la compétition ?

Have any thoughts?
Share your reaction or leave a quick response — we’d love to hear what you think!