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LIBERTÉ DE LA PRESSE : LE CRI D’ALARME DE MAÏMOUNA NDOUR FAYE CONTRE LE « HARCÈLEMENT JUDICIAIRE »

Alors que le soleil déclinait sur les murs de la Sûreté Urbaine de Dakar ce vendredi soir, une autre voix, puissante et inquiète, s’est élevée. Venue soutenir son confrère Pape Ngagne Ndiaye, Maïmouna Ndour Faye, directrice de 7TV, a jeté un pavé dans la mare : elle dénonce une volonté des autorités de déterrer les dossiers pour museler les derniers espaces de parole libre.

   UN SOUTIEN TRANSFORMÉ EN RÉQUISITOIRE

Ce n’était pas seulement un acte de solidarité confraternelle. En se présentant devant la Sûreté Urbaine, Maïmouna Ndour Faye portait un message d’alerte nationale. Selon ses révélations, le répit judiciaire dont elle bénéficiait, ainsi que le journaliste de la RFM Babacar Fall, ne serait qu’un mirage.

« Les autorités judiciaires ont été saisies pour rouvrir le dossier », a-t-elle lancé avec gravité. Une information qui, si elle se confirme, marquerait une relance des poursuites concernant l’interview de Madiambal Diagne réalisée en octobre dernier, alors que ce dernier était en exil.

  LA GARDE DES SCEAUX DANS LE VISEUR

La patronne de 7TV n’a pas pratiqué la langue de bois. Elle a directement pointé du doigt la Garde des Sceaux, l’accusant d’orchestrer une pression coordonnée contre les professionnels des médias. Pour Maïmouna Ndour Faye, il ne s’agit plus de cas isolés, mais d’une stratégie globale :

  • Réactivation chirurgicale : Remettre au goût du jour des procédures dormantes pour maintenir une épée de Damoclès sur les journalistes.

  • Intimidation : Utiliser l’appareil judiciaire comme un outil de régulation du ton journalistique.

  • Ciblage : Viser les figures de proue de l’audiovisuel pour envoyer un signal au reste de la profession.

       APPEL À L’UNION SACRÉE DES MÉDIAS

Face à ce qu’elle perçoit comme une menace existentielle pour la corporation, « MNF » a sonné le tocsin. Elle appelle tous les acteurs de la presse — des patrons aux reporters — à resserrer les rangs.

« Ce n’est plus l’affaire de Pape Ngagne, de Babacar ou de Maïmouna. C’est le droit du citoyen à l’information qui est attaqué. Si nous cédons sur un nom, nous céderons sur tous. » — L’écho du discours de Maïmouna Ndour Faye devant la Sûreté Urbaine.

 L’OEIL DU REPORTER

L’intervention de Maïmouna Ndour Faye transforme une simple affaire de convocation en une crise de confiance majeure entre la presse et le ministère de la Justice. En dénonçant une réactivation des poursuites « sans aucune action en cours », elle place le gouvernement face à ses responsabilités : s’agit-il d’une application rigoureuse de la loi ou d’une chasse aux sorcières médiatique ? La réponse de la chancellerie est désormais attendue, mais le climat, lui, est plus électrique que jamais.

Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24

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