Le forum civil va boycotter le dialogue national

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Le dialogue national annoncé le 03 février par le président Macky Sall se fera sans le Forum civil. La Section sénégalaise de Transparency international a indiqué dans un communiqué qu’à travers différentes déclarations de son Bureau Exécutif ou adresses de son Coordonnateur Général, elle n’a cessé d’attirer l’attention du chef de l’Etat sur la persistance de la mal gouvernance et la déliquescence de l’Etat de droit et de la Démocratie au Sénégal.

Le Forum civil rappelle que le samedi 3 février 2024, lors de son adresse à la Nation, le président de la République, Monsieur Macky SALL, a annoncé avoir, par décret n° 2024-10- du 3 février 2024, abrogé le décret n° 2023-2283 du 29 novembre 2023 portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024.

Selon Birahim Seck et Cie, cette décision du chef de l’Etat est une véritable agression contre la Constitution et un manque considérable de respect et de considération vis-à-vis du peuple souverain. Sur la tenue prochaine d’un dialogue national annoncée par le président Macky Sall, le Forum Civil a d’abord rappelé qu’il a toujours répondu présent à chaque fois que le chef de l’Etat a eu à appeler à des concertations. Le dialogue et la participation sont des constances au Forum Civil et des fondements déterminants des Principes Directeurs de notre Organisation hérités de nos anciens. Mais, pour ce dialogue annoncé, le Forum Civil n’y participera pas.

Le Forum Civil a constaté avec amertume le traitement déshonorant infligé aux députés de l’opposition et le coup de force perpétré par la majorité parlementaire pour faire passer une loi « déconsolidante » et destructrice des fondements de notre démocratie et de l’Etat de droit. Le Forum Civil, d’informer qu’il ne participera pas au Dialogue annoncé par le chef de l’Etat.

Il a demandé à l’Union Africaine, à la CEDEAO, aux Etats Unis, à l’Union Européenne, au Canada, à la Grande Bretagne et aux autres partenaires Techniques et Financiers de prendre des sanctions appropriées, en pareilles circonstances, à l’encontre de tous les acteurs et partisans de ce coup de force constitutionnel, les députés ayant voté le projet de loi qui porte gravement atteinte à la démocratie, les Ministres et Haut fonctionnaires chargés de l´exécution dudit coup de force, si toutefois la date prévue pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 n’est pas respectée.

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