«J’ai menti…» : les terribles aveux de l’ami de Mouhamed Ndiaye, tué dans des conditions troubles

Mouhamed Ndiaye n’a pas perdu la vie dans une agression mortelle à Richard-Toll, comme initialement annoncé dans les médias. Cette version constituait une manœuvre de diversion de son ami A. D. Mbodji, témoin de sa mort, pour cacher qu’ils ont fait un accident avec sa moto ; laquelle roulait sans documents administratifs. Ce dernier a fait cet aveu face aux gendarmes.

Libération, qui donne l’information, souligne que Mbodji a d’abord essayé de maintenir la thèse de l’agression avant de passer à table lorsqu’il a été pressé de questions par les enquêteurs. «Je suis désolé, j’ai menti, j’ai tout inventé», a-t-il martelé «en larmes», rapporte le journal.

Poursuivant sa confession, il déclare avoir «simulé une agression pour échapper à la justice car [il] ne dispose d’aucun document afférent à la conduite de la moto». Pire, admet-il, le mis en cause, en quittant Richard-Toll pour Dagana, le jour du drame, il a confié les commandes de l’engin à Mouhamed Ndiaye, «qui ne savait pas bien conduire».

Il rembobine : «Arrivé à hauteur du virage où s’est produit l’accident, Mouhamed Ndiaye a perdu le contrôle de la moto, qui a fait une sortie de route. La violence du choc a entraîné sa mort sur le coup. J’ai paniqué et inventé toute cette histoire d’agression mortelle.»

Selon Libération, A. D. Mbodji sera déféré au parquet de Saint-Louis ce jeudi, pour mise en danger de la vie d’autrui, remise d’une moto à une personne non titulaire du permis et homicide involontaire.

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