Ceux qui s’attendaient à une réaction va-t-en-guerre de Pastef suite à la décision du sous-préfet de Fissel d’annuler l’autorisation d’une journée de vente de cartes de membres à Ndiaganiao (fief du Président de la République), ont vite déchanté. Contre toute attente, le Bureau politique national (BPN) de la formation politique d’Ousmane Sonko dit « prendre acte » de cet arrêté d’interdiction. De plus, il dénonce « avec la plus grande fermeté ce revirement spectaculaire » de l’autorité administrative. Pourtant, celle-ci avait autorisé la manifestation politique.
Le Bureau politique national de Pastef balaie d’un revers le justificatif avancé par le sous-préfet faisant état de « risques de troubles à l’ordre public et d’insuffisance de forces de sécurité disponibles pour encadrer la manifestation ». Par ailleurs, il dénonce les pratiques « d’une partie de l’administration territoriale ». Selon Pastef, celle-ci « renonce à sa neutralité républicaine ». En conséquence, elle entrave l’animation et la vie politique des partis.
Invitant les militants et sympathisants à ne point céder « aux provocations répétées » d’une mouvance présidentielle « de plus en plus fébrile », le BPN exige du ministre de l’intérieur. Celui-ci est garant de la neutralité politique de l’administration territoriale. Ainsi, il doit « mettre fin à ces agissements ».
« Fidèle à sa ligne de conquête pacifique du pouvoir, Pastef usera de toutes les voies de droit pour faire respecter les libertés publiques », assure le BPN.