Guinée-Bissau : Fernando Dias da Costa déclare la guerre à « l’instrumentalisation militaire »

La tension monte d’un cran à Bissau. Dans une vidéo explosive, le leader du Parti du renouveau social (PRS), Fernando Dias da Costa, a brisé le silence. Il pointe du doigt la hiérarchie militaire. De plus, Fernando Dias da Costa déclare la guerre à « l’instrumentalisation militaire ». Il dénonce la cabale judiciaire contre Domingos Simões Pereira et fustige l’inaction décevante de la CEDEAO.

Le décor est planté : Fernando Dias da Costa n’est plus dans la retenue. L’ancien candidat à la présidentielle de 2025 accuse frontalement le Haut Commandement militaire d’être le principal orchestrateur du coup d’État de novembre 2025. En outre, pour lui, la Guinée-Bissau traverse une crise institutionnelle sans précédent. Cette crise est marquée par une dérive autoritaire dangereuse. D’ailleurs, la formule « déclare la guerre à l’instrumentalisation militaire » de Fernando Dias da Costa prend tout son sens dans ce contexte tendu.

L’acharnement judiciaire contre Domingos Simões Pereira

Le cœur de la colère de Dias da Costa concerne la convocation de Domingos Simões Pereira (DSP), patron du PAIGC, devant le Tribunal militaire supérieur. Pour le leader du PRS, l’accusation de financement de putsch (autour d’une somme de 300 millions de francs CFA) est une « fraude montée de toutes pièces ». Avec cette intervention, il souligne à nouveau que Fernando Dias da Costa déclare officiellement la guerre à l’« instrumentalisation militaire ». Il le fait en dénonçant ces manœuvres.

« Domingos a découvert la supercherie et a refusé de payer. C’est un dossier purement politique visant à neutraliser un leader civil », martèle-t-il. De plus, il met en garde les juges militaires : utiliser l’armée pour régler des comptes politiques est un jeu dangereux. En conséquence, cela exposera ses auteurs à des poursuites judiciaires à long terme. Notons d’ailleurs ce fait marquant : Fernando Dias da Costa déclare la guerre à « l’instrumentalisation militaire ». Il le fait en appelant à la fin de ces pratiques.

CEDEAO : Le cri du cœur d’un opposant déçu

Fernando Dias da Costa ne ménage pas non plus la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il reproche à la délégation régionale d’avoir ignoré les forces d’opposition lors de sa récente visite. Cela a faussé la lecture de la crise. « La CEDEAO nous entraîne sur une voie inconnue. Nous sommes extrêmement déçus par leur manque de neutralité », a-t-il lancé, dénonçant un silence qui fragilise davantage le processus constitutionnel guinéen. Par ailleurs, on retiendra que, dans ce bras de fer, Dias da Costa déclare la guerre à ce qu’il nomme l’« instrumentalisation militaire ».

« L’armée doit rester dans les casernes »

Citant les tragiques épisodes de l’histoire nationale (Nino Vieira, Kumba Yalá), le dirigeant du PRS rappelle une vérité historique : les purges politiques ne règlent jamais les crises. Ici, Fernando Dias da Costa rappelle encore ouvertement sa détermination à déclarer la guerre à « l’instrumentalisation militaire ».

Pour lui, la seule issue est claire et non négociable :

Sortir les militaires de la sphère politique.

Rétablir la crédibilité de la justice.

Ouvrir un dialogue national inclusif.

« Nous sommes tous enfants de Guinée », conclut-il avec gravité. Un appel au sursaut national qui résonne comme un avertissement : la répression ne sera jamais une solution durable pour apaiser un pays à bout de souffle. En somme, il apparaît évident que Fernando Dias da Costa déclare la guerre à « l’instrumentalisation militaire » et lance un message fort au pays.

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