Grève dans le secteur de la santé : le SAMES décrète 72 heures de débrayage national

Le bras de fer entre les professionnels de santé et les autorités sanitaires se durcit. Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) a décrété une nouvelle grève de 72 heures, à compter de ce lundi 28 septembre 2026.

Le mouvement, prévu jusqu’au mercredi 30 septembre, concerne l’ensemble du territoire national. Pendant ces trois jours, seules les urgences seront assurées.

Le secteur de la santé entre dans une nouvelle zone de turbulences.

Après les journées de grève des 23 et 24 septembre, le SAMES a décidé de remettre la pression sur les autorités.

Réuni en session extraordinaire élargie le vendredi 25 septembre, le Bureau exécutif national (BEN) du syndicat a procédé à l’évaluation du précédent mouvement avant de décider de reconduire et de durcir le mot d’ordre. 

Ainsi, les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes affiliés au syndicat sont appelés à observer 72 heures de grève, les lundi 28, mardi 29 et mercredi 30 septembre 2026, sur toute l’étendue du territoire national.

Le SAMES précise que les urgences resteront assurées durant cette période.

Le précédent mouvement jugé massif

Pour justifier cette nouvelle étape, le SAMES s’appuie notamment sur le bilan qu’il tire des journées de mobilisation précédentes.

Le syndicat revendique un taux d’observance de 99,64 % pour la grève des 23 et 24 septembre.

Un chiffre présenté par ses responsables comme le signe d’une forte mobilisation de leurs membres. Le BEN estime que cette participation traduit « l’unité, la discipline et la détermination » des professionnels concernés. 

Cette démonstration de force n’a toutefois pas suffi à rapprocher les positions entre le syndicat et les autorités sanitaires.

Le SAMES dénonce l’absence de réponse satisfaisante

Au cœur du conflit se trouve une plateforme revendicative portant sur plusieurs questions liées à la carrière et aux conditions d’exercice des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes.

Le SAMES cite notamment le statut particulier des professionnels de santé, les conditions de recrutement, le plan de carrière, le régime indemnitaire et les pensions de retraite.

Le syndicat met également en avant les questions relatives à la formation ainsi qu’au renforcement des infrastructures, des équipements et des ressources humaines dans le système de santé. 

Selon le BEN, les démarches entreprises auprès du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique n’ont pas permis d’obtenir les réponses attendues. Le syndicat estime ainsi que l’État n’a pas apporté de réponses satisfaisantes à ses revendications et a décidé, en conséquence, de durcir son mouvement. 

Les urgences maintenues

Malgré le mot d’ordre de grève, le SAMES annonce le maintien de la prise en charge des urgences. Cette disposition vise à assurer un minimum de continuité dans les structures sanitaires pendant les trois jours de

Un nouveau round dans le bras de fer

Avec ce nouveau mot d’ordre, le SAMES entend maintenir la pression sur le gouvernement. Le syndicat affirme que sa mobilisation se poursuivra jusqu’à la satisfaction de sa plateforme revendicative.

Pour les usagers du système de santé, ces trois journées pourraient toutefois entraîner de nouvelles perturbations dans les services non urgents. Les consultations programmées et certaines activités hospitalières risquent notamment d’être affectées par le mouvement, tandis que les urgences doivent continuer à fonctionner conformément aux orientations annoncées par le syndicat.

Du côté des autorités, l’enjeu est désormais de trouver une issue au bras de fer avec les professionnels de santé afin d’éviter que le mouvement ne s’installe dans la durée.

Du lundi 28 au mercredi 30 septembre, le secteur de la santé entre donc dans une nouvelle séquence de tension sociale.

Le SAMES maintient la pression, les urgences restent ouvertes et le dialogue entre les deux parties demeure plus que jamais déterminant pour sortir de l’impasse.

Related posts

JOJ Dakar 2026 : la Police nationale muscle son dispositif sécuritaire à l’approche du grand rendez-vous

Après deux mois de détention, Oustaz Thiep et Ndiaye Touba recouvrent la liberté

Faux billets : Reug Reug vers une instruction?