Le lutteur Boubacar Diallo, alias « Boy Dakar », sera fixé sur son sort le 15 octobre 2026. Il a comparu ce lundi devant le tribunal d’instance de Dakar pour faux et usage de faux dans un document administratif. Le procureur de la République a requis contre lui trois mois de prison ferme.
À la barre, Boy Dakar a soutenu qu’il ignorait le caractère fictif de son acte de naissance. Selon ses explications, c’est son père qui l’avait déclaré à la mairie de la Biscuiterie. Depuis lors, il affirme avoir régulièrement utilisé cet extrait de naissance pour obtenir sa carte nationale d’identité, son passeport et son certificat de nationalité sénégalaise.
Son avocat, Me Baba Diop, a plaidé la relaxe. Pour la défense, le lutteur n’est à l’origine d’aucune irrégularité. Il s’est contenté d’utiliser un acte d’état civil qui a été manipulé dans le registre, auquel il n’avait pas accès. Selon Me Diop, son client est une victime du contexte actuel, marqué par la récurrence des affaires de faux actes d’état civil. Parce qu’il porte le nom de Diallo, Boy Dakar a été assimilé, à tort, à des ressortissants guinéens soupçonnés d’obtenir ou d’acheter des actes de naissance sénégalais. L’avocat a insisté sur la nationalité sénégalaise de son client, affirmant qu’il est né à l’hôpital Abass Ndao, de parents sénégalais.
Au cours des débats, le registre d’état civil concerné a été produit à l’audience. Les vérifications ont permis de constater que le premier nom inscrit, celui d’un certain Diagne, avait été effacé. Le nom de Babacar Dialla avait ensuite été raturé.
Le tribunal rendra son verdict le 15 octobre prochain.