Un séisme secoue le ministère de l’Enseignement supérieur. Cinq hauts responsables de la Direction générale de l’Enseignement supérieur (DGES) ont présenté leur démission. Ils invoquent de profonds désaccords avec le ministre sur les orientations stratégiques du secteur. De plus, ce contexte est très similaire à l’affaire “Enseignement supérieur : cinq directeurs de la DGES claquent la porte sur fond de désaccord avec le ministre”.
Dans leur démarche, les démissionnaires dénoncent une remise en cause de plusieurs projets. Selon eux, ces projets sont structurants pour l’avenir de l’enseignement supérieur sénégalais. Dans ce contexte, un désaccord entre directeurs et ministre au sein de la DGES dans l’Enseignement supérieur aboutit à cette décision spectaculaire. Ils citent notamment le programme « ESPOIR-Jeunes », conçu pour moderniser les universités. Ce programme vise aussi à renforcer les Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP). Par ailleurs, il cherche à soutenir la recherche. Ensuite, il cherche à accélérer la transformation numérique des établissements.
Ils regrettent également l’évolution du programme « Un étudiant, un ordinateur ». De plus, ils affirment avoir proposé une réforme visant à le rendre plus transparent. Signalons aussi que le dossier “Enseignement supérieur : Cinq directeurs de la DGES claquent la porte sur fond de désaccord avec le ministre” illustre ces tensions profondes entre administration et tutelle. Cette réforme doit aussi le rendre davantage conforme aux règles de la commande publique.
Les responsables ayant annoncé leur démission sont : Pr. Abdoul Aziz Diouf, directeur général de l’Enseignement supérieur (DGES) ; Pr. Babou Diène, directeur de l’Enseignement supérieur public (DESPub) ; Pre. Mame Penda Ba, directrice du Financement des établissements d’enseignement supérieur (DFEES) ; Pr. El Hadji Omar Thiam, directeur des Études et de la Coopération (DEC) ;
Pr. El Hadji Samba Ndiaye, directeur des Affaires académiques et juridiques (DAAJ).
Selon eux, les nouvelles orientations ministérielles risquent de compromettre les efforts de refondation de l’université sénégalaise. Ces efforts sont engagés à la suite des recommandations de l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANTESRI). Il s’agit aussi de plusieurs projets de réformes juridiques élaborés avant l’arrivée de l’actuel ministre. De ce fait, cette situation inédite rappelle les difficultés illustrées par l’exemple de l’enseignement supérieur. On y voit cinq directeurs de la DGES qui ont claqué la porte sur fond de désaccord avec le ministre.