Le président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Moustapha Ka, a exprimé sa grande satisfaction face au civisme de l’équipe gouvernementale. Devant la presse, le patron de l’institution de contrôle a salué le sans-faute réalisé par l’exécutif, tout en révélant l’intense travail de relance et d’accompagnement mené en coulisses pour faire de ce dossier un succès total.
Un combat personnel et des relances directes
Pour Moustapha Ka, obtenir que chaque membre du gouvernement dépose l’état détaillé de ses avoirs constituait un défi majeur dès sa prise de fonction. Loin de se cantonner à une posture passive, le président de l’Ofnac s’est impliqué directement pour accélérer les procédures :
Un engagement de terrain : « Je le constate pour le saluer, parce que moi, j’en avais fait un combat personnel », a-t-il confessé face aux journalistes.
Un lobbying direct : Le chef de l’Ofnac a révélé avoir personnellement téléphoné à certains ministres retardataires pour leur rappeler fermement leurs obligations administratives : « Il faut déclarer », leur opposait-il.Le gouvernement érigé en modèle de « pédagogie par l’exemple » Cette insistance auprès des ministres répondait à un objectif stratégique clair. Pour le patron de l’Ofnac, le pouvoir exécutif se doit d’incarner une « pédagogie par l’exemple » afin d’inciter le reste de l’administration publique, où les défaillants restent encore nombreux, à suivre la même trajectoire de transparence et de redevabilité.
Pour garantir ce taux de réussite de 100 %, les équipes de l’Ofnac ont fourni un appui logistique et méthodologique sur mesure aux membres du gouvernement. Les agents de l’office se sont déplacés et investis pour aider les autorités à remplir les formulaires complexes et à rassembler les justificatifs requis. « On s’est investis personnellement pour qu’aucun ministre ne soit laissé en rade », a conclu Moustapha Ka, espérant que cette dynamique positive contamine rapidement les autres secteurs de l’État.