Ce mercredi 14 janvier 2026 marque la fin de la traque. La Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité (DSC) a mis hors d’état de nuire un individu dont les vidéos semaient la colère et l’indignation sur les réseaux sociaux. Son terrain de chasse ? La rue. Ses proies ? De jeunes élèves filmées à leur insu et humiliées publiquement. Le « clic » de la caméra a finalement laissé place au « clic » des menottes.
LE PIÈGE DE L’ALGORITHME : FILMER POUR HUMILIER
L’enquête révèle un mode opératoire d’une violence psychologique inouïe. L’individu ne se contentait pas d’une simple présence numérique ; il passait à l’acte physiquement sur la voie publique.
Le scénario était cruellement répétitif : il ciblait des jeunes filles, déclenchait son enregistrement et commençait par des agressions physiques. Lorsque les victimes, surprises et effrayées, tentaient de se défendre ou de s’opposer, l’agresseur redoublait de violence verbale, lançant des flots d’injures devant l’objectif pour alimenter son contenu « outrageant » sur le web.
LA CYBERPATROUILLE À L’AFFÛT
C’est une double offensive qui a permis de localiser le suspect. D’une part, une pluie de signalements de citoyens révoltés, et d’autre part, une cyber patrouille active des experts de la DSC qui surveillaient ses traces numériques.
L’étau s’est refermé hier, aux environs de 18 heures. Interpellé de manière chirurgicale, l’individu a été conduit dans les locaux de la DSC où son audition est actuellement en cours. Il doit désormais expliquer pourquoi il a transformé le quotidien de jeunes filles en un véritable enfer digital.
LE COURAGE DES VICTIMES : L’UNITÉ CONTRE LE HARCÈLEMENT
Au cœur de ce dossier, trois visages brisent l’omerta. Trois élèves ont eu le courage de s’unir pour porter une plainte collective :
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Deux mineures de 13 et 17 ans, particulièrement vulnérables.
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Une majeure de 19 ans, solidaire de ses cadettes.
Leur témoignage, couplé aux preuves numériques irréfutables récoltées par les enquêteurs, constitue aujourd’hui un dossier accablant pour le mis en cause.
« Internet ne peut pas être un tribunal où l’on exécute la dignité d’autrui pour quelques vues. Cette arrestation est un avertissement : la loi vous rattrapera toujours. » — Analyse d’une source proche de l’enquête.
L’ANALYSE DE LA RÉDACTION
Cette opération de la DSC souligne l’efficacité croissante des unités spécialisées contre la cybercriminalité au Sénégal en ce début d’année 2026. Elle rappelle également aux parents l’importance de la vigilance et aux victimes qu’elles ne sont plus seules face à l’écran.
Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24