Opération rondement menée pour la Brigade de Recherches (BR) du commissariat de Pikine. Dans la nuit de ce mercredi 1er juillet 2026, les limiers ont démantelé un trafic de stupéfiants grâce à une stratégie aussi ingénieuse qu’efficace : une planque suivie d’un piège téléphonique. Le dealer et son client présumé sont désormais en garde à vue.
L’art de la traque : de la planque au piège
Tout a basculé sur un simple appel anonyme signalant un trafic de drogue battant son plein au cœur de Pikine Cité 3. Sans perdre une minute, les éléments de la BR ont mis en place un dispositif de surveillance discret aux abords du domicile ciblé.
La cible, A. Cissokho, un électricien de 20 ans, est tombée dans les mailles du filet dès son retour au bercail. La fouille, tant corporelle que domiciliaire, ne laisse place à aucun doute : les enquêteurs mettent la main sur des cornets de chanvre indien, sept pierres de crack, une balance de précision et 15 000 F CFA. Le jeune homme est immédiatement menotté.
L’appel de trop
Mais l’opération ne s’arrête pas là. Alors que les policiers conduisent le suspect au commissariat, le téléphone de ce dernier crépite. Le chef de la BR décroche, prend la voix du trafiquant et piège l’interlocuteur à l’autre bout du fil. A. Diop, 39 ans, un porteur à la gare des Beaux Maraîchers, ignore tout de l’arrestation et confirme une commande de crack. Un rendez-vous est fixé en urgence devant un « tangana » local. Quelques minutes plus tard, il y est cueilli sans aucune résistance par les hommes en tenue.
Verdict : La justice saisie
Face aux enquêteurs, les aveux ont fusé. Si le jeune Cissokho reconnaît sans détour le trafic de drogue, le porteur, lui, plaide la simple consommation.
Le parquet de Pikine-Guédiawaye, dirigé par le procureur Saliou Dicko, a été immédiatement saisi de l’affaire. Le bilan est lourd pour les deux mis en cause :
A. Cissokho est poursuivi pour trafic de drogue et association de malfaiteurs.
A. Diop devra répondre de tentative d’achat de drogue.
L’arsenal saisi — stupéfiants, balance et matériel de communication — a été placé sous scellés, marquant un nouveau succès de la police locale dans la lutte contre la vente illicite de produits prohibés.
Ce démantèlement démontre la réactivité des forces de l’ordre face au trafic de proximité. Pensez-vous que l’usage de nouvelles technologies, comme le paiement via Wave cité par le client, complique la tâche des enquêteurs dans le suivi des réseaux criminels ?