Biram Sène catégorique : « Le respect de la parité n’est pas négociable »

À l’approche des prochaines échéances électorales (locales et législatives en cas de dissolution de l’Assemblée), l’administration chargé de l’organisation des scrutins hausse le ton concernant la constitution des listes de candidature. Intervenant sur le cadre réglementaire, le Directeur des élections, Biram Sène s’est voulu catégorique. « Le respect de la parité n’est pas négociable », a-t-il déclaré avec fermeté ce lundi 19 octobre lors d’un forum sur « le leadership politique des femmes et des jeunes » organisé par l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (AMLD) dirigé par l’ancienne ministre Ndioro Ndiaye, sous l’égide de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Selon le DGE M. Sène, malgré l’entrée en vigueur de la loi sur la parité depuis 2010, des obstacles à la représentativité politique des femmes persistent. « Il est vrai que le Sénégal est en avance sur beaucoup de pays africains notamment en ce qui concerne la loi sur la parité. Mais il reste beaucoup de choses à parfaire dans le cadre de la représentativité des femmes. Non seulement l’applicabilité de cette loi pose un certain nombre de problèmes dans certaines collectivités territoriales notamment durant la formation du conseil municipal ou départemental. L’autre problème est que les femmes sont sous-représentées dans certains partis politiques », fait-il constater soulignant que plusieurs conseils municipaux ont été dissous par les juges à la suite de recours pour non-respect de la parité, sauf à Touba.

S’agissant du cas de la ville sainte où aucune femme ne figure sur la liste unique du Khalife, le Directeur des élections signale que les autorités judiciaires n’ont jamais été amenées à se prononcer sur ce cas particulier car jusqu’ici aucun recours n’a été introduit par les acteurs politiques. Par conséquent, le juge électoral ne peut pas se prononcer en l’absence d’un recours dûment motivé.

Des obstacles à lever pour une meilleure représentativité des femmes

Face aux principaux obstacles qui se dressent contre la représentativité des femmes dans l’espace politique et qui tournent autour du manque de formation, de l’accès inéquitables aux financements politiques et à certains stéréotypes, AMLD et l’OIF entendent renforcer les compétences des femmes. Ceci, à travers le lancement d’un guide pratique et l’élaboration prochaine d’un baromètre francophone sur l’inclusion politique.

Deux outils qui, selon leurs initiatrices, permettront de renforcer les capacités des femmes mais également de tous les acteurs du processus électoral.

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