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Alerte au Poison : La police décapite les réseaux d’Ecstasy et de Tramadol à travers le pays.

 

Alors que le pays basculait dans l’effervescence du nouvel an, l’ombre des stupéfiants planait sur les festivités. Mais entre le 28 décembre et le 1er janvier, la police nationale n’a pas célébré : elle a frappé. Dans une offensive coordonnée aux quatre coins du pays, les forces de l’ordre ont porté un coup de massue aux réseaux de l’Ecstasy et du Tramadol, ces « tueurs silencieux » qui grignotent la jeunesse sénégalaise.

La Cartographie de la Saisie : De Touba à Kédougou

L’opération, d’une envergure rarement égalée, s’est déployée comme une traînée de poudre. Les limiers de la police ont opéré une véritable rafle géographique, ne laissant aucun répit aux cartels locaux :

  • Touba et Mbacké : Le cœur du pays a été le théâtre d’interpellations musclées. Ici, les pilules de synthèse (Ecstasy) tentaient de s’infiltrer sous le manteau de l’anonymat urbain.

  • Kaolack : Véritable carrefour logistique, la ville a vu ses circuits de distribution de Tramadol — cet opioïde détourné de son usage médical — violemment sectionnés.

  • Kédougou : La zone frontalière, sous haute surveillance, a confirmé son statut de point chaud du trafic.

L’Enfant-Soldat du Trafic : Le Choc de Lawol Tamba

Mais le point culminant de cette traque se situe dans le sud-est. Au quartier Lawol Tamba de Kédougou, les policiers ont mis un visage sur l’effroyable réalité du trafic : celui d’un adolescent de 16 ans.

L’arrestation de ce mineur, utilisé comme « petites mains » ou mule pour l’écoulement du poison, a agi comme un électrochoc. Elle illustre la stratégie cynique des réseaux : recruter des enfants pour contourner la vigilance des autorités et sacrifier une génération sur l’autel du profit rapide.

« Le trafic ne se contente plus de vendre la mort, il recrute au berceau », confie une source proche de l’enquête.

La Fin de l’Impunité : Le « Nettoyage » de Nouvel An

Ces saisies ne sont pas le fruit du hasard. Elles marquent une accélération de la doctrine de tolérance zéro. En enchaînant les arrestations durant la période critique du passage à l’an 2026, la police envoie un signal clair : il n’y a plus de sanctuaires.

Les stocks de comprimés saisis, dont la valeur marchande se chiffre en millions de francs CFA, ne finiront pas dans les veines ou les poumons de la jeunesse. Ils serviront de pièces à conviction dans ce qui s’annonce comme une série de procès exemplaires.

Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24

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