Excellente nouvelle en perspective pour les finances publiques du Sénégal. Après des performances supérieures aux prévisions sur le champ pétrolier de Sangomar, Woodside Energy étudie le lancement d’une phase 2 du projet. Si elle se concrétise, cette nouvelle étape pourrait considérablement augmenter la production de pétrole. De plus, elle augmenterait les recettes tirées des hydrocarbures. Selon l’ancien directeur général de Petrosen Production, Mamadou Faye, ce serait extrêmement positif.
Woodside ouvre la voie à une phase 2 de Sangomar
L’avenir du champ pétrolier de Sangomar pourrait prendre une nouvelle dimension. De plus, l’opérateur australien Woodside Energy a confirmé être en discussions avec Petrosen et l’État du Sénégal. En effet, ces discussions portent sur un éventuel développement de la phase 2 du projet.
Cette nouvelle étape viserait l’exploitation de nouveaux réservoirs, avec à la clé une hausse significative de la production nationale de pétrole.
Pour Mamadou Faye, ancien directeur général de Petrosen Production, les perspectives sont particulièrement prometteuses.
« Si cette phase 2 est exécutée dans les normes, les ressources pétrolières du Sénégal seront décuplées. Les perspectives sont rassurantes et c’est très bon pour l’avenir économique du pays », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à L’Observateur.
Une évolution qui pourrait constituer un important levier pour les finances publiques. En effet, cela se passe dans un contexte marqué par des défis budgétaires.
Des performances au-delà des attentes
Si Woodside envisage aujourd’hui une nouvelle phase de développement, c’est avant tout grâce aux excellents résultats enregistrés. D’ailleurs, ceux-ci sont observés depuis le démarrage de la production.
En 2025, le champ de Sangomar a produit 36,1 millions de barils, dépassant largement l’objectif initial fixé à 30,53 millions de barils.
La dynamique se poursuit en 2026. Selon le rapport du deuxième trimestre de l’opérateur, la production atteint désormais près de 99 000 barils par jour, avec un taux de fiabilité de 99,3 %, un niveau qui témoigne des solides performances techniques des installations.
Les réservoirs dépassent les prévisions
La directrice générale de Woodside Energy, Liz Westcott, s’est montrée particulièrement optimiste quant au potentiel du gisement sénégalais.
« Les performances du réservoir continuent de dépasser les attentes, notamment au niveau des réservoirs inférieurs S500. L’évaluation du développement potentiel de la phase 2, ciblant les réservoirs supérieurs S400, se poursuit. Les discussions avec Petrosen et le gouvernement du Sénégal sont en cours », a-t-elle indiqué.
Ces résultats confortent l’idée que Sangomar pourrait devenir, dans les prochaines années, l’un des principaux moteurs de la croissance économique du Sénégal.
Un atout majeur pour l’économie sénégalaise
Le lancement d’une deuxième phase de développement renforcerait la place du Sénégal parmi les nouveaux producteurs de pétrole en Afrique de l’Ouest.
Au-delà de l’augmentation de la production, cette perspective pourrait générer davantage de recettes fiscales, accroître les revenus issus des hydrocarbures et offrir à l’État des marges de manœuvre supplémentaires pour financer ses investissements stratégiques.
Si les négociations entre Woodside, Petrosen et les autorités sénégalaises aboutissent, Sangomar pourrait ainsi franchir une nouvelle étape et confirmer son rôle de pilier de la stratégie énergétique et économique du Sénégal.
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