Dans un contexte politique marqué par l’exercice du pouvoir et les exigences de structuration interne, Ousmane Sonko a engagé, une refonte d’envergure du Bureau politique de PASTEF – Les Patriotes. Validée par le Conseil national, cette réorganisation stratégique s’inscrit dans une volonté claire : consolider l’appareil du parti et renforcer la cohérence de son action à l’heure des défis de gouvernance.
Au cœur de ce remaniement, une redistribution des cartes qui consacre l’ascension de figures jugées loyales et opérationnelles. Quatre cadres accèdent ainsi au rang de vice-présidents et membres du Comité exécutif : Malick Ndiaye, Abass Fall, Daouda Ngom et Moustapha Sarré. Un quatuor qui incarne, la nouvelle garde appelée à accompagner Sonko dans la consolidation de son projet politique.
Le poste névralgique de secrétaire général échoit à Mohamed Ayib Salim Daffé, désormais chargé de la coordination interne et de la mise en œuvre des orientations stratégiques. Il sera épaulé par une équipe élargie de secrétaires généraux adjoints, parmi lesquels Khadidiatou Diop, Fadilou Keita, Khady Diène Gaye, Bassirou Kébé et Birom Holo Ba. Une configuration qui traduit une volonté d’inclusivité et de maillage territorial plus dense.
Autre pivot de cette réorganisation : la communication. Dans un paysage médiatique de plus en plus compétitif, Amadou Ba prend les rênes du secrétariat national chargé de la communication, avec pour adjointe Arame Ndoye Gassama.
Sur le plan organisationnel, Assane Mbengue hérite d’un portefeuille clé englobant la logistique et la structuration interne, tandis que Malick Sy se voit confier la formation, un levier essentiel pour la professionnalisation des cadres. Enfin, Babo Amadou Ba prend la tête du Mouvement national des cadres patriotes (MONCAP), une entité appelée à jouer un rôle stratégique dans la mobilisation des élites.
Au-delà des nominations, ce remaniement révèle une ligne politique assumée : celle d’un recentrage autour d’un noyau dur de fidèles, capables de traduire rapidement les orientations du leadership en actions concrètes. En consolidant son premier cercle, Sonko semble vouloir verrouiller l’appareil partisan, tout en préparant les prochaines échéances politiques.
