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ÉTAT DE DROIT : LE FACE-À-FACE SONKO-UMS SCELLE LE PACTE DE LA MODERNISATION

Après les mots forts prononcés depuis Casablanca, l’heure est à la concertation de haut niveau. Ce vendredi matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a reçu le Bureau exécutif de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS). Une séance de travail « vérité » qui marque le point de départ d’un vaste chantier de transformation de l’appareil judiciaire sénégalais.

 UN DIALOGUE DIRECT AU SOMMET

L’image est forte et symbolique. Sous la conduite de leur président, Cheikh Ba, les représentants de la magistrature ont franchi les portes de la Primature pour une séance de travail capitale. Loin des joutes oratoires, cet échange a permis de mettre sur la table les réalités brutes d’une institution souvent critiquée, mais essentielle à la stabilité du pays.

Au cours de cette rencontre, tous les sujets majeurs ont été passés au crible : du fonctionnement quotidien des tribunaux aux défis structurels qui ralentissent la distribution de la justice au Sénégal.

 LE CHANTIER DE LA MODERNISATION

Au sortir de ce huis clos, Ousmane Sonko n’a pas varié dans son ambition. S’il pointe les failles, c’est pour mieux annoncer les solutions. Le Chef du gouvernement a réitéré sa volonté d’engager des transformations profondes. Les axes prioritaires de cette réforme s’articulent autour de deux piliers :

  • La Modernisation de l’outil : Un investissement soutenu pour que l’appareil judiciaire sorte de l’obsolescence et réponde aux standards du 21ème siècle.

  • L’Humain au cœur du système : Une promesse d’amélioration de l’environnement professionnel des magistrats, mais aussi de tous les auxiliaires de justice, pour garantir une sérénité indispensable à l’impartialité.

 VERS UNE JUSTICE « SOUVERAINE ET ÉQUITABLE »

Pour le Premier ministre, cette rencontre avec l’UMS est une étape cruciale pour apaiser les tensions et construire un consensus autour de la réforme. En écoutant les doléances du terrain, le gouvernement de la rupture cherche à transformer la « justice de pouvoir » en une « justice de service », plus proche du citoyen et plus robuste face aux pressions.

« On ne réforme pas contre les magistrats, on réforme avec eux pour le bien du peuple. C’est le sens de cet engagement pour un environnement professionnel digne de notre démocratie. » — L’esprit de la rencontre à la Primature.

L’OEIL DU REPORTER

En recevant l’UMS quelques jours seulement après ses critiques acerbes sur certains responsables judiciaires, Ousmane Sonko joue la carte de la Realpolitik. Il montre qu’il sait distinguer les hommes des institutions. Ce dialogue direct est un signal envoyé à l’opinion : la réforme sera profonde, elle sera structurelle, et elle se fera par le haut. Le « bras de fer » semble laisser place à une « main tendue » pour une reconstruction nécessaire de la confiance entre le citoyen et son juge.

Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24

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