Ce n’est plus une simple amitié, c’est une fusion stratégique. À l’issue de la 15ᵉ Grande Commission mixte, coprésidée par Ousmane Sonko et Aziz Akhannouch, le Sénégal et le Maroc ont gravé dans le marbre une coopération redynamisée. Avec dix-sept accords bilatéraux signés en 48 heures, l’axe Dakar-Rabat s’impose comme le moteur incontournable de l’intégration sud-sud en 2026.
LE « GRAND RATTRAPAGE » DIPLOMATIQUE
Après treize ans d’attente, la Grande Commission mixte a repris ses droits avec une ambition démultipliée. Sous les lustres du palais de Rabat, le Premier ministre Ousmane Sonko et son homologue marocain Aziz Akhannouch ont acté ce que beaucoup appellent déjà le « Grand Rattrapage ».
Les deux dirigeants n’ont pas seulement échangé des poignées de main ; ils ont jeté les bases d’une architecture économique commune. « Revitaliser cet axe n’est pas une option, c’est une nécessité historique », ont-ils martelé, rappelant que la stabilité de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb dépend de cette synergie.
17 ACCORDS, UNE SEULE AMBITION : LA SOUVERAINETÉ
La moisson est exceptionnelle. Les 17 accords signés ne sont pas des déclarations d’intention, mais des feuilles de route opérationnelles touchant les nerfs vitaux de nos économies :
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🎓 Éducation & Futur : Un partenariat renforcé sur l’enseignement supérieur pour faire de la jeunesse africaine le moteur de l’innovation.
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Souveraineté Portuaire : Des échanges d’expertise cruciaux pour les infrastructures maritimes, point d’ancrage du commerce atlantique.
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Économie Numérique : Une alliance pour accélérer la transformation digitale et la normalisation des services.
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Sécurité & Industrie : De la sécurité routière au développement industriel, chaque secteur clé a désormais son protocole d’action.
UN PARTENARIAT DE « GÉANT À GÉANT »
Au-delà des textes, c’est l’esprit de cette rencontre qui marque une rupture. Ousmane Sonko et Aziz Akhannouch ont insisté sur le partage d’expertise. Le Maroc, avec son avance industrielle, et le Sénégal, avec son potentiel énergétique et sa nouvelle vision de souveraineté, créent un binôme redoutable.
Le message envoyé au reste du monde est clair : l’Afrique se construit par elle-même. Les échanges commerciaux, autrefois timides, sont désormais appelés à exploser sous l’impulsion de ces nouveaux cadres juridiques et techniques.
« Nous ne sommes plus dans la diplomatie des symboles, mais dans celle des résultats. Chaque accord signé aujourd’hui doit se traduire par des emplois et de la croissance à Dakar comme à Casablanca. » — Analyse d’un conseiller diplomatique.
L’HEURE DE L’EXÉCUTION
Le défi est maintenant de transformer ces signatures en réalités palpables sur le terrain. Avec la tenue de cette commission, Ousmane Sonko signe son premier grand succès diplomatique d’envergure régionale, prouvant que la « Rupture » n’exclut pas la continuité des alliances historiques, pourvu qu’elles soient rééquilibrées et productives.
L’OEIL DU REPORTER En 17 actes, le Sénégal et le Maroc viennent de prouver que la solidarité africaine est le levier le plus puissant face aux chocs mondiaux. Le rendez-vous de Rabat fera date : 2026 est officiellement l’année où l’axe Dakar-Rabat a retrouvé son souffle et sa puissance.
Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24